Onesque.net

dimanche, juin 22 2008

Voir Tokio Hotel et mourir...

Bill Tokio HotelVendredi soir, quartier de l’Opéra. Vers 19h30, une clameur s’élève rue de la Paix, où une troupe de quelques centaines d’adolescents fait face au Park Hyatt. Entre deux cars de CRS, affrétés pour l’occasion, passe une longue limousine noire aux vitres teintées. Elle ralentit devant les portiers de l’hôtel, et continue son chemin, pour tourner à droite et rejoindre le parking du Hyatt par l’entrée de service. Derrière elle courent quelques dizaines de jeunes filles échevelées. Certaines, en larmes, scandent en vain un prénom : Bill.

Attablés sur le trottoir de la rue des Capucines, à ce qui sert de terrasse au Kitty O’Sheas, nous observons entre deux pintes de Murphy’s ces petits groupes de quatre ou cinq adolescentes, qui vont et viennent autour du Hyatt. Le jean est slim, très slim. Les tee-shirts sont noirs, et l’eye liner est de sortie, qu’elles soient blondes, rousses ou brunes.

« Comment, qu’est-ce qu’on fait là ? Vous n’êtes pas au courant ? On attend Tokio Hotel ! », nous explique cette jolie brunette de seize printemps. « Ils viennent d’arriver, et on espérait les voir avant le concert de demain au Parc des Princes, mais ils se sont dépêchés de rentrer dans leur chambre, et maintenant c’est foutu ».

Le visage tordu par une moue de déception, elle narre ses aventures tokyoïtes, vite rejointe par ses copines. « On vient depuis mardi au Parc, mais le service de sécurité refuse qu’on dorme devant les portes. Cet après-midi, on est venues pour ne plus en partir, mais ils nous ont virées. On était les premières, juste devant les portes, et maintenant c’est foutu, on pourra jamais être au premier rang ».

La foi déplace les montagnes. « On a des billets pour toutes les dates de la tournée, alors on en verra d’autres, et du coup, on se demande si on va y aller demain. Si on n’est pas devant, ils ne nous verront pas, ca sert plus à rien », se rebiffe une blondinette, dont la poitrine menue tremble dans son corsage à dentelles.

Toutes les dates de la tournée ? « Oui, je les ai même vus aux Etats-Unis l’an dernier, ma mère a eu une prime, et on y a été ensemble », se rengorge-t-elle. « Mais là, c’est pas pareil, c’est peut-être leur dernière date en France, c’est vraiment pas juste ». Tels trois petits Caliméros, les copines acquiescent.

groupies tokio hotel

Samedi, 1h00. Tandis que les cols blancs, repus de bière et de frites, regagnent les tunnels du métro, le siège s’organise rue de la Paix. Jeunes et jolies, parfois accompagnées par des parents perplexes, réfugiés dans leur voiture, les groupies empilent des cartons en prévision d’une longue nuit, sous les yeux, hilares, des portiers du Hyatt. Les SDF n'ont habituellement pas droit de cité rue de la Paix, mais cette nuit, l'exception sera la règle.

jeudi, juin 19 2008

Hadopi : Albanel plonge dans le grand bain

C'est l'avantage de n'être qu'un jeune journaliste : lassitude et amertume ne se sont pas encore installées, et l'on est encore capable d'éprouver un frisson d'émotion lorsqu'on franchit le seuil de la rue de Valois pour sa première conférence de presse en présence d'un, ou en l'occurrence d'une, ministre de la Culture. J'ai déjà détaillé en long, en large et en travers - question du filtrage des réseaux exceptée mais l'on y reviendra - la teneur du projet de loi Hadopi sur Clubic, et ne me répèterai donc pas. En revanche, difficile de ne pas revenir sur le contexte dans lequel il s'inscrit.

Christine Albanel sait-elle qu'elle s'engage dans un combat qui menace son poste rue de Valois ? Son prédécesseur, Renaud Donnedieu de Vabres, n'a pas survécu aux conflits liés à la loi DADVSI, et la ministre en titre risque fort de suivre le même chemin tant le vote du projet Hadopi va se révéler difficile. Plusieurs raisons à cela.

Christine Albanel

Initié par Nicolas Sarkozy himself, dans une lettre de mission adressée à Mme Albanel le 1er août dernier, le projet de loi Hadopi va déchaîner les passions. Le soutien explicite du chef de l'Etat n'y sera pas pour rien : boudé par les Français qui l'ont élu, celui-ci ne semble plus faire l'unanimité au sein de sa propre majorité, et des dissensions marquées se sont déjà fait sentir au sujet de la loi Hadopi.

En face, l'opposition se régale à l'idée de démolir un projet aussi impopulaire aux yeux des internautes. Pour ce faire, elle bénéficie du soutien appuyé d'une partie de la presse qui, de Libé à Numerama en passant par PCInpact, ZDNet et, de façon nettement plus mesurée, par Clubic, ne manque pas de pointer du doigt les lacunes et dérives potentielles du projet.

Difficile de ne pas se montrer un brin sceptique vis à vis de ce projet, qui prévoir pour mémoire de suspendre l'abonnement à Internet de l'abonné qui aurait été pris à plusieurs reprises à télécharger illégalement. Impossible de ne pas hausser les sourcils lorsqu'on entend parler d'une Haute Autorité qui viendrait se substituer aux mécanismes de la justice sans pour autant l'évincer complètement, puisque la condamnation au pénal n'est pas totalement écartée (double peine ?) et qu'il faudra faire appel à un juge pour contester l'une des décisions de l'Hadopi.

Mercredi, rue de Valois, le scepticisme était également de rigueur pour la cinquantaine de journalistes présents, et la séance de questions réponses qui a suivi le discours de Christine Albanel l’a bien montré. Tous ont pointé du doigt les failles et dérives potentielles du projet.

Toute personne un peu censée est aujourd’hui consciente du fait que le piratage tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en France et dans le monde menace l’avenir de la culture. Ecartons les beaux discours vantant les mérites de l’art libre et détaché de toute contrainte matérielle : les artistes doivent gagner leur pain, et la filière tout entière se trouve menacée si leurs revenus le sont. Pour autant, les choix adoptés par le gouvernement sont-ils les bons ?

La dissuasion est une méthode théoriquement éprouvée : demandez à nos sous-marins nucléaires. Envoyer par milliers des messages d’avertissement aux internautes convaincus de téléchargement illégal en conduira sans doute une bonne part à cesser leurs coupables agissements. Mais le problème restera entier : l’internaute d’aujourd’hui n’est plus prêt à dépenser vingt euros pour un CD. Il rechigne à acheter un à un ses titres sur Internet, à 0,99 euro l’unité, même si les DRM ont fait long feu. Il aime la possibilité de télécharger un film avant même sa sortie dans les salles, et l’on voit difficilement comment il renoncerait aux plaisirs délictueux que lui procure Internet.

Nous avons donc d’un côté une industrie exsangue, qui hésite à amorcer une véritable rupture dans sa façon de fonctionner, de peur de voir ses revenus compromis, et de l’autre une population de millions d’individus dont le rapport aux œuvres de l’esprit a changé. L’internaute d’aujourd’hui télécharge, écoute sa musique sur Deezer, et lit la presse gratuite disponible dans le métro.

Du côté de la musique et du cinéma, les principaux concernés ont pris connaissance de cet état de fait, même s’ils se refusent à l’admettre publiquement. Eux même peinent à croire que le projet de loi Hadopi permettra de résorber la tâche d’huile du téléchargement, comme me l’ont confirmé les quelques conversations perçues dans les salons de la rue de Valois suite à la conférence de presse proprement dite. Off the record, certains n’hésitent pas à l’admettre de façon explicite.

Dès lors, quelle voie adopter ? Comment concilier les aspirations légitimes de l’un et les habitudes de l’autre ? La réponse serait à mon sens, comme à celui de bien d'autres... à chercher du côté de nouveaux modèles, et non en tentant de systématiser une vaine répression.

vendredi, avril 25 2008

Des voleurs de pénis arrêtés au Congo

Rien ne va plus ma brave Lucette, regarde comme le monde y tourne plus rond. Vla t'y pas que maintenant ils pourchassent des voleurs de pénis au Congo ! M'est avis que ca ferait un excellent sujet pour NPLV.TV, la Web TV qui monte ;-)

KINSHASA (Reuters) - Police in Congo have arrested 13 suspected sorcerers accused of using black magic to steal or shrink men's penises after a wave of panic and attempted lynchings triggered by the alleged witchcraft.

mercredi, avril 23 2008

Facebook IM : dis adieu à la productivité !

Facebook, c'était déjà le truc chronophage par excellence, mais alors maintenant que le service intègre une messagerie instantanée, je suggère à tous les patrons et administrateurs système de mettre en place les barrages staliniens : intégré à la page, n'utilisant que des technos Web, le client Facebook a tout pour flinguer la productivité de vos ouailles. J'attends avec impatience le communiqué de presse signé d'une quelconque agence spécialisée dans l'étude des habitudes professionnelles qui ne manquera pas de bientôt tomber. Avec un titre bien choc, encore plus fort que le récent Prix de la frite en forte hausse: la Belgique lance une enquête de l'AFP.

Avant, il fallait poker, super poker, laisser des messages sur les Walls, mais aussi sur les super Walls, acheter et vendre ses amis, les mordre pour qu'ils deviennent des vampires. Maintenant on pourra aussi parler avec eux. Nettement moins drôle. Bien fait de laisser tomber Facebook !

mercredi, mars 26 2008

Sagesse blogosphérique

Lu dans le Courrier des lecteurs de Telerama :

Trois vertus essentielles sont aujourd'hui oubliées : le silence, l'élégance, la réserve. On leur préfère le bruit (un trop-plein pour masquer le vide), la vulgarité (l'idole sacralisée, l'élite destituée), l'épanchement public (le déballage plutôt que la pudeur).

Monsieur Michel Putaux de Montrouge parle du service public mais en fait, il résume parfaitement l'impression que suscite en moi cette partie de la blogosphère pariso-parisienne qui, de controverses stériles en prises de becs égoïstes, ne cesse de se sentir le derrière.

vendredi, mars 21 2008

Olivier Martinez Vs Fuzz, ou la vindicte du blogueur

(Billet rédigé dans le train, sur un X300 de test, sans la moindre connexion à internet. L’hyperconnecté que je suis n’a guère l’habitude de cet exercice, surtout lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi polémique que l’affaire Olivier Martinez, mais l’exercice n’est pas inintéressant. Il n’y aura donc ni liens hypertexte, ni citations des propos des forces en présence ou de texte de loi, mais un simple avis personnel – et donc empreint de subjectivité – sur la question).

(Ca sera sans doute un peu long, mais il faut bien s’occuper ;-))

Sur le fond

Si vous vous intéressez un tant soit peu aux blogs francophones, et tout particulièrement aux blogs qui traitent, au moins ponctuellement, des nouvelles technologies, vous n’avez pu passer à côté de la déferlante de billets intitulés «Je n’aime pas Olivier Martinez ».

monthy

A witch ? A witch ! Burnnnn it !

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jeudi, novembre 15 2007

C'est pas ma faute, c'est la grêve !

De Madeleine à Ternes, une succession ininterrompue de voitures, pare-choc contre pare-choc, dans le ronflement des moteurs et l'aboiement des klaxons alors que la circulation est habituellement plutôt fluide sur ces boulevards parisiens.

Au milieu du tumulte, cri de stupeur : un cycliste en Velib vient de se faire heurter par une bagnole en tentant de se faufiler dans un carrefour. Plus de peur que de mal pour ce quinquagénaire qui se frotte le mollet et s'égosille à incendier le chauffeur de l'automobile en question. Ce dernier ouvre sa vitre, s'enquiert de l'état de la jambe de sa victime, voit que tout va bien et lâche, goguenard, en passant la première : "C'est pas ma faute, c'est la grêve !".

Tas de cons... (libre à vous d'englober là dedans les chauffards, les Velib et les RATPistes, voire plus si affinités).

vendredi, novembre 9 2007

Monopoly & Montcuq : Habsro n'assume pas !

La nouvelle vient de tomber : en dépit de l'intense mobilisation des internautes, Hasbro France ne fera pas figurer la ville de Montcuq en lieu et place de la Rue de la Paix sur la prochaine édition du Monopoly (voir ce billet). C'est Dunkerque, arrivée deuxième du classement, qui recevra cet honneur, alors que la petite ville immortalisée par le Petit Rapporteur dominait de très loin les votes. A la place, Hasbro sortira une édition spéciale Montcuq, "où rues, places et autres lieux myhtiques du village seront à l'honneur", explique l'éditeur.

L'idée est sympathique, mais bon nombre d'internautes ayant milité pour Montcuq vont se sentir floués. D'autant plus décevant pour moi que la publication de cette actu chez Clubic avait largement contribué à la montée de Montcuq dans le classement, le village étant passé de la quatrième à la première place en quelques heures, avant même que les médias papier et TV s'emparent de l'affaire.

Bref, petits joueurs chez Hasbro...

dimanche, octobre 28 2007

Michael Jackson est mort

Un artiste, un vrai, s'est encore éteint. Un homme dont on chantera encore les louanges dans des années et des années, en dépit des quelques controverses qui ont entaché sa carrière. Michael Jackson est mort. Depuis le début de sa carrière, il n'a cessé d'oeuvrer pour que sa passion soit reconnue à sa juste valeur.

Michael Jackson est mort. Une page se tourne.

samedi, octobre 20 2007

France Argentine : la débâcle

rugby france argentine

Surprise, hier matin, lorsque le téléphone sonne et que je m'entends proposer une place pour le match de rugby du soir, la petite finale de la Coupe du monde, opposant la France à l'Argentine. Avant même d'avoir eu le temps de réfléchir à ce qui était prévu pour la soirée, je m'entends répondre "Oui, bien sûr !".

Pour mon premier match de Coupe au niveau international, j'aurais rêvé plus belle rencontre. L'Argentine n'a pas failli, jouant un jeu agressif, empreint d'une certaine grâce dans les passes comme dans les actions. Violent, avec pas mal de coups bas, de chiques et de cravates, mais admirable dans la mesure où les Pumas semblaient possédés par le feu sacré.

Dans les 20 premières minutes, la France ne cesse de flirter avec la ligne argentine, à quelques mètres de l'essai. En-avants et hors-jeux à répétition cassent ses efforts, l'empêchant de transformer la moindre action. Dans les tribunes, tout le monde hue l'arbitre néo-zélandais, accusé de partialité.

Après 30 minutes de véritable match, c'est la débâcle française. Absence de cohésion, passes manquées, trous béants dans la défense. Après cinq ou six changements destinés à apporter un peu de sang frais à une équipe en déroute, Laporte fait entrer Chabal, acclamé par le public. Au premier contact, celui qui ne libère finalement son talent que lorsqu'on le fait jouer à son véritable poste (2e ligne), se fait sécher par un plaquage argentin. Le géant se relève, hébété, et repart au combat, mais le charme est rompu.

Les dix dernières minutes sont un cauchemar pour l'équipe française, en dépit d'un essai marqué à la 69e. Dans les tribunes, d'anciens internationaux de l'équipe de France ne savent plus à quel saint se vouer.

Rideau, pour une génération de joueurs et pour un sélectionneur. Laporte prendra lundi ses nouvelles fonctions au secrétariat d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, alors même qu'une enquête fiscale le concernant s'apprête à être ouverte.

lundi, octobre 8 2007

Journaliste ou bloggeur ? Faut qu'on m'explique...

Lu sur Twitter, deux messages d'Ouriel Ohayon (Techcrunch FR) à Jérôme Bouteiller (Neteco) :

depuis quand techcrunch est un journal est michael arrington un journaliste ?

Techcrunch est un blog. Michael un blogger

Bon, loin de moi l'idée de relancer la polémique au sujet de la différence entre bloggeurs et journalistes, mais si Techcrunch US n'est pas apparenté à un média (et par extension, M. Arrington à un journaliste), qui le sera dans la blogosphère ?

Si je dis pas de conneries, un journaliste professionel est payé pour fournir des contenus publiés sur un média, qu'il s'agisse d'un site, d'un canard, d'une TV ou d'une radio. Bien sûr, on peut pinailler et jouer sur les mots, dire que les revenus de M. Arrington sont issus de la publication du site et non de ses travaux de rédacteur, mais qu'est Techcrunch sinon un média spécialisé ?

dimanche, juillet 1 2007

Jeux débiles : et merde à Miniville !

Vais finir par ouvrir une nouvelle rubrique sur ce blog. Elle s'appellera "et merde à...". Après la SNCF (voir Après le Surbooking : et merde à la SCNF), les insultes du jour sont adressées aux créateurs du jeu Miniville grâce à qui je ne peux plus naviguer de blogs en forums sans recevoir des solllicitations débiles à cliquer pour promouvoir des villes non moins débiles. Donc je le dis : merde à Miniville, et merde au con qui vient de m'envoyer un mail dans l'espoir que je place un lien vers sa putain de ville sur mon blog ou, qu'à défaut, je clique pour la faire progresser. "Tu serais super sympa", qu'il me dit. Ben non, je ne suis pas sympa. Té, ca se saurait ! :)

con de jeu miniville

Au chapitre des concours débiles, genre qui n'a la plus grosse quéquette virtuelle, pas très loin de ces sinistres et récurrentes joutes d'influence, Miniville se pose là. Au fait, vous savez peut-être pas ce qu'est Miniville, cette sombre incarnation du vide ? Rassurez-vous, le principe est simplissime, condition sine qua none pour fédérer les masses derrière un jeu crétin. En fait, ca tient en deux étapes. La première, c'est de se rendre sur le site de Miniville, et de créer sa ville. La grande force du truc, c'est qu'il n'y a pas besoin de s'inscrire, pas d'adresse email à donner. On choisir le nom de sa ville, sa région et le tour est joué.

L'étape suivante, c'est de faire prospérer la ville. Mais attention, on n'est pas dans Sim City ! Ici, aucune gestion des ressources, nul besoin de mettre en place un service de voirie. Non, le seul moyen de faire grandir votre ville, c'est que des gens viennent la visiter. On vous donne donc une adresse dédiée, du genre con-dejeu.miniville.fr (ouais, c'est ma ville et j'aimerais en rester le seul habitant), et on vous incite délicatement à vous changer en spammeur.

Pour améliorer con de jeu, il suffit de donner les liens suivants à vos amis, ou les poster sur votre blog. Pour chaque clic différent, con de jeu prospérera !

Alors le joueur, il s'exécute. Il aimerait bien que sa "con de jeu" à lui n'ait plus l'air d'une bourgade miteuse, mais ressemble à une somptueuse mégalopole. Il commence donc par suivre les bons conseils prodigués par le site, et tanne sa liste de contacts afin qu'ils se fendent d'un petit clic. Puis il passe à sa vieille môman, en lui expliquant qu'il faut qu'elle clique une fois par jour. Mais las, rien n'y fait : avec ses douze bicoques, "con de jeu" ne ressemble vraiment à rien. Alors on passe en phase trois : la campagne de spam.

Et là, tous les moyens sont bons. Pour les blogueurs, c'est facile, il suffit de pondre régulièrement des billets geignards, du genre "Aidez ma pôvre ville à se développer, s'il vous plaiheuuuu". Pour les autres, c'est plus compliqué. Il faut donc user de subterfuges complètement nouveaux, comme s'inscrire sur tous les forums de France et de Navarre et poster, en ayant l'air de rien, des liens vers son cloaque virtuel. Du jamais vu !

Par exemple, sur un thread qui parle de l'iPhone, on va subrepticement glisser un lien sous couvert d'une vidéo super génialissime ! Les plus rusés explorent leur boite mail et inondent leurs malheureux correspondants d'un jour, comme le sinistre individu dont je tairais le nom. Tout ca pour avoir le plaisir de passer de la 2547e à la 2254e place dans le classement de leur région, youhou !!

Dieu sait que je n'ai rien contre les jeux débiles, en témoigne le temps que j'ai passé sur Supcom :). Les tamagotchi virtuels, genre "élève ton cochon en ligne", j'ai rien contre, même si je ne pratique pas. Mais par pitié, que les gens s'abrutissent se divertissent dans leur coin sans faire chier le monde, inutile de former des armées de spammeurs amateurs !

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