Onesque.net

lundi, mai 19 2008

Concentration dans les médias en ligne

Amusante actualité que le rachat de Cnet par CBS, pour 1,8 millard de dollars en cash. C'est un peu comme... je sais pas moi, comme si une chaîne de TV française rachetait un pure player du Web de type Cyréalis par exemple ? CBS indique que ce rachat est en partie motivé par la volonté de transposer au sein de son réseau certaines des compétences dont Cnet a su faire preuve au long de sa déjà longue histoire sur la Toile. Ceci expliquerait-il cela ?

mercredi, avril 23 2008

Les pandas vont aimer les ordinateurs

Il est de bon ton, depuis que Greenpeace note les fabricants d'électronique grand public et que d'anciens vice-présidents américains se sont mis à dénoncer les méfaits du réchauffement climatique, de prôner la green attitude dans l'univers IT. La dernière initiative en date, que l'on peut porter au crédit du taïwanais Asus, c'est le PC portable équipé d'un revêtement en bambou. L'idée est tellement bonne que Dell a décidé de faire de même, mais avec un PC fixe cette fois.

Michael Dell, CEO de la firme du même nom, a en effet présenté lors de la conférence Fortune Green un prototype d'ordinateur construit dans un boitier en bambou, et composé au maximum de matériaux recyclés. Il afficherait des dimensions inférieures de 80% à celles d'un PC fixe classique et, surtout, une consommation électrique en baisse de 70%. Arrivée prévue dans le courant de l'année, à un prix compris entre 500 et 700 dollars.

dell pc bambou

On ne m'ôtera pas de l'idée que maintenant que la main d'œuvre commence à se faire chère, même dans les pays dits "émergents", les grands noms de l'informatique envisagent de remplacer les petites mains par des pandas.

Tu vas voir que bientôt ils nous feront des PC arôme niokman pour faire bosser des loutres !

dimanche, avril 13 2008

Booke ton Facebook book !

Note, ô lecteur, le subtil mélange d'allitérations et d'assonances pas du tout capilotractées de mon titre ! Figure toi qu'entre le baptême de ma somptueuse téloche avec Mario Kart Wii, l'éclusage d'une quantité de bière et de pinard pas tout à fait raisonnable avec le père Flock et sa donzelle ainsi qu'un tournage vidéo archi-secret top moumoute sur lequel je reviendrai en temps et en heure, même que ma cravate était bleu électrique, j'ai trouvé ce week-end le temps de parcourir Bienvenue sur Facebook, le mode d'emploi, un petit fascicule paru aux éditions Albin Michel qu'il va sans doute falloir que j'offre à ma chère mère afin qu'elle comprenne à quel point le super poke pourrait changer sa vie... ou pas.

Pourquoi m'arrêter sur ce livre, et pas sur les autres, alors que je pourrais te conter avec délectation comment Spinoza, Kant et San Antonio (surtout San-A en fait) enchantent mes soirées ? C'est que ce Facebook Book est écrit par un trio de choc, que dis-je, un triumvirat d'élite, au sein duquel on retrouve le sieur Jérôme Bouteiller, journaliste Neteco.com de son état, la sémillante Karine Papillaud et la sans doute charmante Claire Germouty, que je n'ai jamais eu l'heur de rencontrer, d'où ces précautions oratoires.

facebook book

Alors, ce Facebook Book ? Il constitue tout d'abord et comme son titre complet l'indique, un mode d'emploi du réseau social qui monte. Si tu as les doigts palmés et que tu n'as pas compris comment envoyer une photo sur le site, et bien maintenant tu sauras. L'initié qui poke à tout va et change déjà ses amis en loup-garou n'aura guère besoin de lire ces chapitres, mais il pourra se rattraper en parcourant les dizaines d'interviews et de partages d'expérience qui émaillent le livre.

D'Attali à Marc Simoncini en passant par Loïc Lemeur (ha non, merde, pas ce coup-ci), professionnels et amateurs éclairés commentent le phénomène Facebook, une bonne mise en bouche pour la dernière partie du livre, qui concerne les enjeux, l'avenir, et les problèmes causés par le réseau de Zuckerberg. C'est, de loin, la partie la plus intéressante, et l'on regrette d'ailleurs que le sujet n'ait pas été traité plus en profondeur. Tout ça pour dire qu'à dix euros, ce Facebook Book est d'une lecture légère, assez distrayante et pas inintéressante, pour peu que l'on se pose quelques questions sur les réseaux sociaux en général, et Facebook en particulier, sans avoir jamais vraiment eu le courage de s'y lancer.

Pour finir, ce billet n'est pas un billet sponsorisé, même si j'attends maintenant de Jérôme qu'il m'amène mon café tous les matins ! Bon, OK, les rares matins où il est au bureau ;-)

PS : Piratant sans vergogne le WiFi hasardeux d'une certaine Emmannuelle en attendant de récupérer le Net dans mon nouveau home sweet home, je fauche une photo déjà en ligne, et ne montre donc pas la couverture du bouquin en gros plan. Pourtant, elle vaut le détour, car figure-toi que ma figure y figure, et pas qu'une fois en plus. Classieux, isn't it ?

samedi, mars 8 2008

Freeze : un deux trois, soleil !

mister freeze14h, Trocadéro à Paris : plus de 3.000 personnes devraient se retrouver pour l'organisation d'un flashmob intitulé Freeze, lors duquel les participants vont progressivement s'immobiliser pendant quelques minutes, au milieu d'une foule de badauds qui ne sont pas forcément au courant de la chose, et devraient donc manifester une certaine surprise.

Pour mémoire, "un flash mob, terme anglais traduit généralement par foule éclair ou mobilisation éclair, est le rassemblement d'un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer quelque chose de particulier avant de se disperser rapidement", selon Wikipedia.

Organisé par Charles Nouÿrit, ce flashmob parisien s'inspire de l'initiative de Improv Everywhere, qui avait organisé l'immobilisation surprise de 200 personnes dans la gare de Grand Central, à New York. Aujourd'hui, c'est sans doute le parvis de la Tour Eiffel qui servira de cadre à ce happening.

3.000 inscrits sur Facebook, une équipe d'une vingtaine de caméramen professionnels, et déjà une assez large couverture presse, font que l'événement devrait être largement suivi, et largement relayé dans les médias lundi. C'est peut-être le principal défaut de l'événement. Ce flashmob risque en effet de perdre le côté spontané, impromptu et happy few qui fait généralement son charme. Le meilleur moyen d'n juger est sans doute d'aller voir sur place ! En route, Tornado, partons au Trocadéro flashmober !

edit, 16h : the did is done. Un bon millier de personnes, belle mobilisation, mais un manque certain de cohésion, qui rompt un peu le charme. Il n'y a plus qu'à attendre la vidéo maintenant !

dimanche, janvier 13 2008

De retour du CES, édition 2008

CES parvis du Convention Center

Je bats ma coulpe, ô lecteur, pour t'avoir laissé si longtemps errer sur le Web à la recherche de mes considérations éclairées, et pour me faire pardonner, je t'offre un rapide compte-rendu du CES, le Consumer Electronics Show, qui se tenait cette semaine à Las Vegas, temple du luxe, du fric, du mauvais goût et de la luxure. Pour une couverture plus exhaustive, on consultera la zone dédiée au CES 2008 sur Clubic.

Ami lecteur, sache tout d'abord que j'ai pas succombé aux sirènes de la bien nommée Sin City. Mes pertes au jeu se sont limitées à trois dollars, soit environ le prix d'un quarter pounder without cheese, et j'ai résisté à toutes les hotesses siliconées qui tentaient de m'attirer dans leurs rets ! Sache ensuite que ce fut loin d'être une permanente partie de plaisir, la couverture dite Live du salon impliquant de passer ses soirées à rédiger des actus et uploader des photos au lieu de se laisser sombrer dans les méandres des casinos et des night clubs qu'ils abritent.

Que retenir de cette édition 2008 ? Tout d'abord, la dernière allocution de Bill Gates, cofondateur et président de Microsoft, jusqu'à ce qu'il cède ses fonctions, en juillet prochain. Aucune annonce fracassante n'est venue ponctuer son discours émaillé de gags vidéo et d'interventions extérieures. Toutefois, Sir Bill s'est laissé aller à une émotion qui semblait sincère devant les vivats de quelque 6.000 spectateurs, avant de rappeler que l'avenir de Microsoft était incarné par la convergence des écosystèmes logiciels (environnement Windows), Web (services Live) et mobile (Windows Mobile).

Bill Gates & Slash - CES 2008

Du côté du salon proprement dit, impossible de faire l'impasse sur la bataille des médias optiques de nouvelle génération, qui oppose le HD DVD au Blu-ray. Le camp HD DVD a subi une lourde défection à quelques jours de l'ouverture du CES avec le passage de Warner sous l'étendard Blu-ray, ce qui s'est traduit par des porte-paroles atonnes, bien en peine de défendre les mérites de leur format face à une concurrence pavoisante. Certains observateurs affirment que ce n'est plus une bataille, mais la guerre qui est jouée désormais. Rien n'est moins sûr, même si le Blu-ray a maintenant une belle longueur d'avance dans l'esprit des commentateurs et des consommateurs avertis.

On retiendra également la montée en puissance des appareils ultra mobiles communiquants, omniprésents dans les travées du Convention Center de Las Vegas. De l'Eee PC d'Asus, étonnament discret, aux concepts présentés par Intel et ses partenaires, l'informatique mobile s'impose clairement comme l'une des grandes tendances de 2008, même si la plupart des produits présentés ne sont pas vraiment en adéquation avec les attentes du consommateur. En parallèle, on observe une forte progression du nombre de produits faisant appel à des technologies sans fil, du Wimax aux transmetteurs vidéo domestiques.

Enfin, comment ne pas évoquer la course à la diagonale que se livrent les fabricants de téléviseurs : toujours plus grands, toujours plus fins, les écrans plats de demain nous promettent monts et merveille. Du plasma 150 pouces de Panasonic aux lumineuses télévisions OLED de Sony, l'image n'a pas fini de nous impressioner, en admettant que les contenus s'adaptent afin de tirer parti de résolutions et de profondeurs de couleur toujours plus importantes. Le plasma, que l'on pensait détrôné par la technologie LCD, signe à cette occasion son retour en grâce.

Panasonic plasma 150 pouces

A l'exception de quelques alléchantes présentations comme Surface de Microsoft, les visiteurs du CES 2008 s'accordent à dire qu'aucun produit ne leur a vraiment arraché des cris de joie ou de stupéfaction. Evolution, et non révolution, de l'existant. Heureusement, les charmes de Vegas parviennent encore à tirer des regards de bovin aux badauds errant sur le Strip !

Hot babes bovin Las Vegas

dimanche, octobre 7 2007

Qui a dit que le rugby n'était pas un sport grand public ?

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Les vrais aficionados hésitent : doivent-ils se réjouir du soudain engouement des masses pour le rugby ou craindre que la surmédiatisation des Chabal et autres Michalak nuisent à leur sport bien aimé ?

En attendant, le match opposant hier soir la France à la Nouvelle Zélande, diffusé sur TF1, a réuni 16,6 millions de téléspectateurs pour 64,9% de parts d'audience, avec une pointe à plus de 18 millions de téléspectateurs sur la fin de la rencontre. Soit tout simplement la meilleure audience de l'année. Remise du couvert samedi prochain, pour la demi-finale opposant la France à l'Angleterre au Stade de France.

Ce coup-ci, je m'arrange pour ne pas voir que la deuxième mi-temps et pour vider quelques pintes durant le match ;-)

vendredi, juin 15 2007

Du cul sur Neteco !!

Quel est le meilleur moyen de gagner rapidement une audience, certes non qualifiée, sur un site Web ? Parler de cul bien sûr, sous toutes ses formes, et particulièrement des personnalités sulfureuses. Certains blogs revendiquent plusieurs milliers de visiteurs par jour, obtenus grâce à quelques billets racoleurs judicieusement référencés. Cibles de prédilection ? Paris Hilton, Britney Spears, Pamela Anderson et Clara Morgane, par exemple. Mettez-les dans un billet, en texte mais surtout en photo, secouez, ajoutez quelques extraits du Kama-Sutra, un brin de sado-masochisme ainsi qu'un soupçon de t-shirt mouillé ou d'épilation totale et vous obtenez une machine à faire du hit (enfin, on verra si ce billet permet de vérifier la qualité de la recette). Bref, de beaux billets vides de sens et de contenus hormis quelques images sexy, tout à fait aptes à satisfaire les vils instincts de l'internaute lambda. Manque plus qu'un petit geoduck ou deux pour appâter les zoophiles et c'est vendu.

spears hitlon

Chez Neteco, ils ont rien compris. Quand on fait sa Une sur le business du cul sur Internet, on ne se contente pas d'articles sérieux, on glisse un petit téton qui pointe ou une jolie paire de fesses dodues pour le plaisir des yeux. Par exemple, quelle idée d'illustrer l'interview de Patrice Macard, DreamNex - SexyAvenue.com - d'une photo du zig concerné alors que ses sites Web regorgent d'engrais à clic, sous la forme de sulfureuses playmates ?

mercredi, juin 13 2007

NRJ Mobile lance un forfait musique illimitée à trois bras

Nous y venons, doucement, mais nous y venons ! NRJ Mobile, opérateur virtuel (MVNO) détenu par la radio du même nom qui compte quelque 425.000 abonnés, va annoncer dans quelques jours le lancement de nouvelles offres de téléphonie mobile, parmi lesquelles une option facturée 15 euros par mois et permettant de télécharger de façon illimitée des titres musicaux en provenance d'un catalogue de 500.000 titres. Contrairement à SFR, qui proposait jusqu'ici une offre de location ( la musique n'est plus disponible si l'on résilie l'option), NRJ Mobile table sur du téléchargement définitif, avec une restriction toutefois : les morceaux ne pourront pas être extraits du téléphone ayant servi au téléchargement.

Alors que l'opérateur se contentait jusqu'ici de forfaits prépayés, il annoncera également le lancement de forfaits classiques, allant de 30 mn de communication pour 12 € à 5 heures pour 52 €, ainsi qu'un forfait SMS et MMS illimité soir (à partir de 16h) et week-end. Ce dernier fera l'objet d'une opération de communication articulée autour d'une idée complètement débile, donc promise à un succès certain : le troisième bras. NRJ Mobile monte pour l'occasion un groupe fictif (funky ou rock ?), "le troisième bras", et prépare la diffusion TV et Web de vidéos dans lesquelles on verra qu'avoir trois bras se révèle sacrément pratique pour taper des SMS en plein break-dance.

7 millions d'euros seront consacrés à cette campagne, qui vise à rapprocher NRJ Mobile de son objectif d'un million d'abonnés d'ici la fin 2008. L'idée des trois bras sera-t-elle suffisamment accrocheuse pour que NRJ parvienne à déclencher un effet de buzz ?

nrj mobile jérome bouteiller

Pour l'occasion, NRJ prépare également le lancement d'un nouveau téléphone miniature mis au point par Modelabs et présenté comme le plus petit téléphone baladeur MP3 au monde. Avec 67 grammes et un tuner FM, l'appareil joue clairement dans la cour des poids-plumes et saura sans doute séduire un public jeune et tendance, qui n'a rien à faire d'un clavier Azerty ou d'une connectivité HSDPA. En témoigne ci-dessus l'engouement du sieur Bouteiller ;-)

Le meilleur reste tout de même le t-shirt à trois manches conçu pour l'occasion. Me viendrait bien des idées pas franchement politcally correct, mais je vais m'abstenir ;-) Au passage, je remercie l'ami Ravana pour m'avoir délicatement incrusté dans cette petite présentation, ce qui m'aura permis d'enfin discuter influence avec Damdam, l'un des anges de l'agence Heaven. On y reviendra sans doute, ainsi que sur le phénomène Twitter d'ailleurs...

nrj mobile tee shirt trois manches

mercredi, mars 21 2007

CeBIT 2007 : tous à l'assaut du salon

L'édition 2007 du CeBIT, le plus important salon international consacré aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, vient de prendre fin. De retour de Hannovre après cinq jours à crapahuter dans les quelque 28 halls ouverts au public avec l'ineffable Ronflex Julien, de Clubic, petit sentiment de déception. Hormis quelques gadgets insolites, des démonstrations sous le manteau de certaines nouveautés fort attendues par la communauté geek et une poignée de jolies filles, guère de nouveautés croustillantes à se mettre sous la dent. De l'avis général, exposants, presse et visiteurs, cette édition 2007 ne marquera pas les esprits. J'aurais peut-être dû rester en France et alimenter mon blog ;-)

Pour commencer, impossible de mettre la main sur un iPhone. Impossible également d'apercevoir le Meizu M8, concurrent chinois fort attendu de l'iPhone, dont on apprendra finalement, après avoir tanné les représentants de la firme, qu'il ne sortira pas sous la forme d'un téléphone mais d'un simple baladeur ! Samsung présentait en revanche un prototype de son F700, qui semble un bien bel appareil.

Du côté de l'informatique pure et dure, aperçu du R600, la prochaine puce graphique haut de gamme d'ATI, qui devrait permettre à la récente acquisition d'AMD de revenir dans la course aux FPS, largement menée par l'américain NVIDIA depuis plusieurs mois. Beaucoup d'attentes, mais peu d'informations. Pour le reste, un ballet de cartes mères, de cartes son et d'autres composants pas forcément très sexy. Bref, pas vraiment de quoi faire vibrer le geek qui sommeille en moi. Quelques innovations insolites, comme le NIA d'OCZ, qui permettra peut-être un jour de contrôler les jeux par la pensée, rompent toutefois la monotonie du CeBIT.

Si l'on devait résumer cette édition 2007 à une grande tendance, ce serait sans doute l'intérêt grandissant des fabricants, constructeurs et assembleurs pour le salon de monsieur tout le monde. Celui-ci passe par la mise au point de PC de type Media Center, d'écrans haute définition et de périphériques connectés, tels les télécommandes et tablettes WiFi. De nombreux acteurs dont le salon n'est pas le coeur de métier historique tentent l'aventure, et les références se multiplient. En France, leur essor pourrait toutefois se voir biaisé par la prédominance des boc opérateurs, qui assimilent les fonctionnalités phare de ces nouveaux objets, souvent hors de prix. La PlayStation 3, qui fera vendredi son entrée officielle sur le sol européen, se veut l'étendard de cette nouvelle tendance.

dimanche, février 4 2007

Second Life : c'est moi ou...

... ca ne rime pas à grand chose ? Après une petite balade dans le monde réel, frais mais ensoleillé, j'ai voulu retenter l'expérience Second Life. Autant dire que ce ne fut guère concluant. Bien que certains, comme Fred Cavazza, aient entrepris de disséquer le phénomène et d'en analyser la portée, je ne me suis pas vraiment renseigné sur le sujet. A la réflexion, j'aurais peut-être dû.

Second life pétard

J'ai donc passé une demi-heure dans cet univers virtuel régi par le Linden dollar. Cinq minutes pour reprendre le contrôle de mon personnage, un élégant gothique baptisé Onesque Ohara. Cinq minutes de plus pour me rendre au siège virtuel de Reuters, l'une des premières entreprises à avoir pris pied dans Second Life. J'y ai trouvé un grand immeuble désert, agrémenté de quelques panneaux à caractère informatif. Aucune âme, virtuelle ou éthérée, ne hantait les lieux. J'ai donc décidé d'aller voir ailleurs si j'y étais.

Après un rapide passage sur Google, je repère le nom de la province qui abrite le siège du Parti socialiste. Là, me dis-je, il me sera possible de rencontrer quelques francophones, et pourquoi pas de discuter avec eux ? Aussitôt dit, aussitôt fait : un coup de téléportation plus tard (oui, dans Second Life, on vole ou on se téléporte le plus souvent. La marche, c'est pour les vieillards cacochymes, pas pour le fringant gothique que je suis), je débarque au palais virtuel de dame Ségolène.

J'y trouve une bande de joyeux hurluberlus (dont un étrange raton laveur habillé d'un pull rouge), réunis sous un ballon dirigeable, occupés à s'agonir d'injures. UMP-istes, socialistes et frontistes jouent à la foire d'empoigne et trollent à qui mieux mieux. Là, aucun doute, on est bien sur Internet ! Je tente alors d'approcher un curieux personnage armé d'une torche et d'un joint énorme, qui ne répond pas à mon salut. Idem avec les autres participants de cette petite sauterie, bien trop occupés à vanter les mérites de leur candidat favori pour entamer une discussion avec un néophyte comme moi. Peut-être envapé par la fumée de ce petard géant, je m'envole tranquillement et me retrouve au beau milieu d'une nuée de bulles de savon anti-FN...

second life bulles FN

Ce fut bref, mais c'en est trop, je rends les armes pour aujourd'hui. J'abandonne donc mon goth', pris d'une soudaine danse de saint gui (allez savoir pourquoi ce con s'est soudainement mis à danser ?), au beau milieu d'une rangée de magasins de fringue déserts. 40 Linden dollars pour une robe de soirée noire. Bien que je soupçonne Onesque Ohara d'avoir une préférence avouée pour les hommes, il est encore trop tôt pour que claque de vrais billets verts pour le nipper virtuellement...

On y reviendra sans doute. Il faudrait tout de même que je pige.

mardi, janvier 30 2007

Apple Store fermé : nouveautés en vue ?

Apple Store fermé

Alors que le Web tout entier se pare de publicités à l'effigie de Windows Vista pour anoncer son lancement, Apple vient de fermer temporairement ses Apple Store en ligne, comme à chaque fois qu'il prépare la sortie d'un nouveau produit. Histoire de ravir une part du buzz à son rival de Redmond, Apple aurait-elle décidé de lancer aujourd'hui, sans tambours ni trompettes annonciateurs, quelques nouveautés ?

Réponse dans quelques dizaines de minutes. Une sortie, même anecdotique, ne m'étonnerait pas. Ce serait bien dans les habitudes de la firme dirigée par Steve Jobs d'adresser ce genre de pied de nez à Microsoft...

Màj : bon, il ne s'agit finalement que de quatre nouvelles couleurs pour l'iPod Shuffle... Un peu décevant, je m'attendais à quelque chose de plus sexy.

lundi, janvier 22 2007

De retour du Midem : DRM, mobilité, nouveaux modèles ?

retour Midem

Si je devais résumer ces trois jours passés au Midem, je dirais que trois grandes tendances se dégagent. Pour faire très court, parce que j'ai encore quelques heures de sommeil à rattraper :

  • la question des DRM est désormais officiellement posée ;
  • le téléphone mobile est clairement perçu comme l'un des relais de croissance pour la musique numérique ;
  • de nouveaux modèles économiques se mettent en place afin de tirer parti de l'essor des sites comme youTube ou MySpace, basés sur le contenu généré par l'utilisateur.

Trois grandes tendances, certes, mais combien de nouvelles questions ?

  • Si tous s'accordent à reconnaitre le problème que posent les DRM, dont le modèle est rejeté par les consommateurs, seuls les indépendants acceptent aujourd'hui de diffuser leur musique au format MP3. Les quatre grandes majors, elles, refusent, et d'après David Pakman, CEO d'eMusic, la situation ne se débloquera sans doute pas avant plusieurs années. Toutefois, la RIAA reconnait qu'il est nécessaire de faire évoluer les DRM pour s'adapter aux volontés du consommateur. En attendant, c'est le statu quo, et chacun campe sur ses positions. Interopérabilité et piratage devraient donc faire encore les beaux jours de la presse spécialisée. Et ceux d'Apple et de Microsoft, fournisseurs de DRM, qui verrouillent le marché.
  • Les opérateurs mobiles entrent de plain pied dans le marché de la musique, sur lequel ils seront concurrencés par les fabricants de téléphones mobiles qui veulent leur part du gateau. Nokia lancera dans l'année un service, probablement tiré de Loudeye, acquis en 2006. Sony Ericsson, Motorola et bientôt Apple se préparent à en faire autant. Il faudra adapter les modes de rémunération à ces nouvelles offres, départager les concurrents...
  • YouTube, MySpace, Dailymotion... ces services emblématiques du Web 2.0 s'apprêtent à multiplier les accords qui leur permettront de diffuser des contenus musicaux légalement, en reversant une partie de leurs revenus à l'industrie de la musique. Fonctionnant sur le modèle de la licence, ces partenariats posent eux aussi d'épineux problèmes de répartition des revenus. La musique numérique peut-elle vraiment être financée par la publicité ?

J'ai comme l'impression qu'il faudra retourner au Midem en 2008 ;-)

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