Onesque.net

dimanche, octobre 28 2007

Michael Jackson est mort

Un artiste, un vrai, s'est encore éteint. Un homme dont on chantera encore les louanges dans des années et des années, en dépit des quelques controverses qui ont entaché sa carrière. Michael Jackson est mort. Depuis le début de sa carrière, il n'a cessé d'oeuvrer pour que sa passion soit reconnue à sa juste valeur.

Michael Jackson est mort. Une page se tourne.

samedi, octobre 20 2007

France Argentine : la débâcle

rugby france argentine

Surprise, hier matin, lorsque le téléphone sonne et que je m'entends proposer une place pour le match de rugby du soir, la petite finale de la Coupe du monde, opposant la France à l'Argentine. Avant même d'avoir eu le temps de réfléchir à ce qui était prévu pour la soirée, je m'entends répondre "Oui, bien sûr !".

Pour mon premier match de Coupe au niveau international, j'aurais rêvé plus belle rencontre. L'Argentine n'a pas failli, jouant un jeu agressif, empreint d'une certaine grâce dans les passes comme dans les actions. Violent, avec pas mal de coups bas, de chiques et de cravates, mais admirable dans la mesure où les Pumas semblaient possédés par le feu sacré.

Dans les 20 premières minutes, la France ne cesse de flirter avec la ligne argentine, à quelques mètres de l'essai. En-avants et hors-jeux à répétition cassent ses efforts, l'empêchant de transformer la moindre action. Dans les tribunes, tout le monde hue l'arbitre néo-zélandais, accusé de partialité.

Après 30 minutes de véritable match, c'est la débâcle française. Absence de cohésion, passes manquées, trous béants dans la défense. Après cinq ou six changements destinés à apporter un peu de sang frais à une équipe en déroute, Laporte fait entrer Chabal, acclamé par le public. Au premier contact, celui qui ne libère finalement son talent que lorsqu'on le fait jouer à son véritable poste (2e ligne), se fait sécher par un plaquage argentin. Le géant se relève, hébété, et repart au combat, mais le charme est rompu.

Les dix dernières minutes sont un cauchemar pour l'équipe française, en dépit d'un essai marqué à la 69e. Dans les tribunes, d'anciens internationaux de l'équipe de France ne savent plus à quel saint se vouer.

Rideau, pour une génération de joueurs et pour un sélectionneur. Laporte prendra lundi ses nouvelles fonctions au secrétariat d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, alors même qu'une enquête fiscale le concernant s'apprête à être ouverte.

lundi, octobre 8 2007

Journaliste ou bloggeur ? Faut qu'on m'explique...

Lu sur Twitter, deux messages d'Ouriel Ohayon (Techcrunch FR) à Jérôme Bouteiller (Neteco) :

depuis quand techcrunch est un journal est michael arrington un journaliste ?

Techcrunch est un blog. Michael un blogger

Bon, loin de moi l'idée de relancer la polémique au sujet de la différence entre bloggeurs et journalistes, mais si Techcrunch US n'est pas apparenté à un média (et par extension, M. Arrington à un journaliste), qui le sera dans la blogosphère ?

Si je dis pas de conneries, un journaliste professionel est payé pour fournir des contenus publiés sur un média, qu'il s'agisse d'un site, d'un canard, d'une TV ou d'une radio. Bien sûr, on peut pinailler et jouer sur les mots, dire que les revenus de M. Arrington sont issus de la publication du site et non de ses travaux de rédacteur, mais qu'est Techcrunch sinon un média spécialisé ?

dimanche, juillet 1 2007

Jeux débiles : et merde à Miniville !

Vais finir par ouvrir une nouvelle rubrique sur ce blog. Elle s'appellera "et merde à...". Après la SNCF (voir Après le Surbooking : et merde à la SCNF), les insultes du jour sont adressées aux créateurs du jeu Miniville grâce à qui je ne peux plus naviguer de blogs en forums sans recevoir des solllicitations débiles à cliquer pour promouvoir des villes non moins débiles. Donc je le dis : merde à Miniville, et merde au con qui vient de m'envoyer un mail dans l'espoir que je place un lien vers sa putain de ville sur mon blog ou, qu'à défaut, je clique pour la faire progresser. "Tu serais super sympa", qu'il me dit. Ben non, je ne suis pas sympa. Té, ca se saurait ! :)

con de jeu miniville

Au chapitre des concours débiles, genre qui n'a la plus grosse quéquette virtuelle, pas très loin de ces sinistres et récurrentes joutes d'influence, Miniville se pose là. Au fait, vous savez peut-être pas ce qu'est Miniville, cette sombre incarnation du vide ? Rassurez-vous, le principe est simplissime, condition sine qua none pour fédérer les masses derrière un jeu crétin. En fait, ca tient en deux étapes. La première, c'est de se rendre sur le site de Miniville, et de créer sa ville. La grande force du truc, c'est qu'il n'y a pas besoin de s'inscrire, pas d'adresse email à donner. On choisir le nom de sa ville, sa région et le tour est joué.

L'étape suivante, c'est de faire prospérer la ville. Mais attention, on n'est pas dans Sim City ! Ici, aucune gestion des ressources, nul besoin de mettre en place un service de voirie. Non, le seul moyen de faire grandir votre ville, c'est que des gens viennent la visiter. On vous donne donc une adresse dédiée, du genre con-dejeu.miniville.fr (ouais, c'est ma ville et j'aimerais en rester le seul habitant), et on vous incite délicatement à vous changer en spammeur.

Pour améliorer con de jeu, il suffit de donner les liens suivants à vos amis, ou les poster sur votre blog. Pour chaque clic différent, con de jeu prospérera !

Alors le joueur, il s'exécute. Il aimerait bien que sa "con de jeu" à lui n'ait plus l'air d'une bourgade miteuse, mais ressemble à une somptueuse mégalopole. Il commence donc par suivre les bons conseils prodigués par le site, et tanne sa liste de contacts afin qu'ils se fendent d'un petit clic. Puis il passe à sa vieille môman, en lui expliquant qu'il faut qu'elle clique une fois par jour. Mais las, rien n'y fait : avec ses douze bicoques, "con de jeu" ne ressemble vraiment à rien. Alors on passe en phase trois : la campagne de spam.

Et là, tous les moyens sont bons. Pour les blogueurs, c'est facile, il suffit de pondre régulièrement des billets geignards, du genre "Aidez ma pôvre ville à se développer, s'il vous plaiheuuuu". Pour les autres, c'est plus compliqué. Il faut donc user de subterfuges complètement nouveaux, comme s'inscrire sur tous les forums de France et de Navarre et poster, en ayant l'air de rien, des liens vers son cloaque virtuel. Du jamais vu !

Par exemple, sur un thread qui parle de l'iPhone, on va subrepticement glisser un lien sous couvert d'une vidéo super génialissime ! Les plus rusés explorent leur boite mail et inondent leurs malheureux correspondants d'un jour, comme le sinistre individu dont je tairais le nom. Tout ca pour avoir le plaisir de passer de la 2547e à la 2254e place dans le classement de leur région, youhou !!

Dieu sait que je n'ai rien contre les jeux débiles, en témoigne le temps que j'ai passé sur Supcom :). Les tamagotchi virtuels, genre "élève ton cochon en ligne", j'ai rien contre, même si je ne pratique pas. Mais par pitié, que les gens s'abrutissent se divertissent dans leur coin sans faire chier le monde, inutile de former des armées de spammeurs amateurs !

mardi, mai 1 2007

Influence : Wikio lance son classement des blogs francophones

Rien de tel qu'un bon coup de buzz pour assurer le lancement d'un nouveau service sur le Web. Seulement, une fois la première vague de commentaires laudatifs retombée, il se révèle parfois difficile de maintenir le cap. Dans ce cas, il faut trouver un nouveau ressort pour faire repartir la machine. Lorsqu'on administre un service lié à la blogosphère, la recette miracle est toute trouvée : il suffit de proposer un classement des blogs les plus influents ! Wikio, le moteur de recherche / agrégateur d'actualités lancé par Pierre Chappaz (Kelkoo), ne s'y est pas trompé...

L'affaire Technorati Edelman l'a bien montré : classer les blogs en fonction de leur prétendue influence est un excellent moyen de faire parler de soi : les flattés ne peuvent s'empêcher de signaler leur émintent position dans le classement ; les frustrés crient au copinage ou à la triche ; les cyniques déplorent cette auto-congratulation et les raleurs comme moi ronchonnent, parce qu'on ne se refait pas.

wikio.png

PS : au passage, je constate que Wikio m'a sorti de son index début janvier. Aurais-je commis un billet désobligeant ?

mercredi, avril 11 2007

Non, je ne suis pas une requête automatisée !

Mais pour qui se prend Google ? J'ai déjà eu droit à un certain nombre de noms d'oiseaux mais on ne m'avait jamais traité de la sorte. Moi, une requête automatisée ? Quel affront ! Tout ca parce que j'ai peut-être le clic un peu frénétique lorsqu'il s'agit de faire défiler les pages de résultats...

Google erreur 403 requete automatique

jeudi, avril 5 2007

Easy Gate : un gaufrier, pas un appareil à croque-monsieur !

Suite à la publication d'un article au sujet de l'Easy Gate dans l'International Herald Tribune, différents blogs américains se gaussent de ce Minitel 2.0 aux allures d'appareil à croque-monsieur. Gizmodo va même jusqu'à titrer : "Frenchies Release Petit Computeur - C'est Très Cheap".

Ces médisants n'ont rien compris : il ne s'agit pas d'un appareil à croque-monsieur mais d'une sorbetière couplée à un gaufrier. Ce n'est pourtant pas si difficile...

Plus sérieusement, ce concept d'ordinateur basique couplé à un forfait d'accès à Internet pour les débutants qui ne souhaitent pas s'embarrasser d'un PC dont ils ne sauraient que faire ne me parait pas stupide, loin de là. Son succès commercial n'est en revanche pas garanti. A quand la même chose dans un salon, avec une interface adaptée à l'écran d'un téléviseur ?

easy-gate.jpg

PS : Plop. Au passage, je signe le 300e billet de ce blog. J'ai été un peu moins assidu ces temps-ci pour cause de CeBIT, de voyage de presse Sony, d'iPhone et de Supreme Commander mais ca va repartir ;-)

lundi, avril 2 2007

Levée des DRM chez EMI !

La valse des rumeurs... Oui, non, peut-être... Après plusieurs mois de tergiversations, la maison de disque EMI vient de franchir le Rubicon : elle proposera dès le mois de mai la majeure partie de son catalogue au téléchargement légal et payant sur Internet dans un format dépourvu de mesures techniques de protection, les tristement célèbres DRM, déjà longuement évoqués ici. Enfin, dirons les détracteurs de ce type de solution dont l'inefficacité a, malheureusement pour les studios, été largement démontrée.

Partout sur Internet fleurissent les controverses relatives à la question des DRM. Et pourtant, cette controverse ne touche que quelques dizaines de milliers d'internautes. A l'occasion du Midem 07, nous avions décidé d'organiser un petit micro-trottoir pour laisser le quidam moyen s'exprimer sur la question, une opération que nous n'avons finalement pas mené à son terme, faute de temps. Les premiers résultats se révélaient toutefois édifiants : personne ne savait ce qu'étaient les DRM et, jeune, branché, âgé ou père de famille, aucun des sondés ne s'intéressait à la question une fois le problème explicité... Et pourtant, certains achetaient de la musique en ligne !

Loin de moi l'idée de défendre, à l'aide du constat ci-dessus, la position des maisons de disque qui prônent l'usage des DRM. Je reste persuadé que ces mesures de protection ne protègent rien. Elles limitent les usages potentiels de ceux qui achètent légalement leur musique mais n'empêchent pas le piratage. Pas plus que leur asbence n'y participe. En revanche, ces vingt ou trente témoignages recueillis sur la Croisette me confortent dans l'idée que de trop nombreux internautes restent passifs face aux restrictions que font peser sur eux certaines tendances du marché.

De la même façon qu'un automobiliste qui n'est pas bricoleur se résigne à se rendre chez le garagiste lorsque son voyant d'huile clignote, le grand public accepte sans rechigner les restrictions liées aux DRM, à la vente liée ou à toute autre forme d'abus liée aux nouvelles technologies, tout simplement parce qu'il n'envisage même pas qu'il pourrait y avoir une alternative à cet état de fait. Ce brave internaute n'a qu'à lire Clubic et fréquenter ses forums, nous lui ferions comprendre ce qu'il est possible de faire ! ;-) En attendant, félicitons-nous de cette annonce qui va, pour une fois, dans le sens du consommateur, même si celui-ci ne le sait pas forcément...

jeudi, mars 8 2007

Mères, protégez vos enfants...

... des méfaits de l'informatique si vous ne voulez pas qu'ils deviennent comme Julien, un grand malade... Pour info, les Raptor sont à l'heure actuelle ce qui se fait de plus performant en matière de disque dur à destination des particuliers. Les associer en RAID permet d'améliorer encore leur vélocité (RAID 0). Le REV est un dispositif de stockage externe qui utilise des disques pouvant stocker jusqu'à 70 Go de données, et qui coutent le prix d'un disque dur. Soit, à la louche, un millier d'euros, aux prix actuels du marché, pour du stockage de photos, de MP3, de jeux, et d'images de logiciels MSDN.

Et il ose prétendre qu'il n'est pas un grand malade ! Dire que je vais couvrir le Cebit avec lui. Ca promet ;-)

Julien grand malde

PS : Parce que je viens de me faire engueuler, précision d'usage : le MSN-Quote est un concept ©Ramirette.

samedi, février 17 2007

Vista, c'est bon, mangez-en...

... mais pas au petit déjeuner ! Je me suis finalement résolu à installer Vista sur ma machine principale (et unique d'ailleurs, puisque je n'ai plus de portable). Une machine de guerre, autant le dire, rodée aux petits oignons, qui avale jeux vidéo, traitement vidéo et autres lourdes taches sans broncher le moins du monde. Malheureusement, Vista, c'est un peu comme Sega : plus fort que toi. Après six mois sans le moindre plantage sous XP, quand tu découvres ton premier écran bleu (le fameux BSOD) avec le nouveau système d'exploitation made in Microsoft, forcément tu fais Waouh... Si si, comme dans la pub :D

BSOD Vista

dimanche, février 4 2007

Une faille dans Netvibes ?

Un petit malin a ouvert hier (samedi) un blog pour relater sa découverte : via le chargement d'un module dans l'écosystème Netvibes, il aurait réussi à récupérer les informations personnelles de certains utilisateurs, dont des identifiants qui lui auraient permis d'entrer dans les bases de données du service ! Une capture d'écran vient étayer son propos. S'il dit vrai, les coordonnées de millions d'utilisateurs seraient donc exposées : adresses mail, mots de passe des services connectés à Netvibes... bref, un beau bordel.

Quelques heures après sa publication, le billet en question disparait. Le blog es trop récent pour qu'on puisse le retrouver dans le cache de Google. Les commentaires sont toutefois accessibles. On y découvre la réponse d'un employé de Netvibes, qui explique que des mesures ont été prises et que les utilisateurs n'ont rien à craindre. Il rappelle en outre que "quels que soient les objectifs de la démarche, il s'agit d'un hack, ce qui est innaceptable et sévèrement puni par la loi". Irions-nous vers une nouvelle affaire Guillermito ?

(Guillermito avait entrepris de démontrer que l'éditeur d'antivirus Viguard usait de publicité mensongère en prétendant que son antivirus arrêtait 100% des virus. Pour ce faire, il a un peu cuisiné le logiciel en question, histoire d'en découvrir les failles. Avec succès, ce qui lui a au final valu 5000 euros d’amende avec sursis pour contrefaçon de logiciel).

Je suppose que non. Les gens qui dirigent Netvibes n'auront pas la bêtise de se lancer dans une telle procédure, qui porterait certainement préjudice à leur excellente image de marque. En attendant, piqure de rappel : à tout mélanger, à mixer les services, à confier les clés de sa vie privée à Internet, on s'expose à prendre des claques !

dimanche, janvier 28 2007

Surbooking : et merde à la SNCF

Je veux bien que le business soit le business, mais bordel de merde, quand est-ce qu'on ouvre le transport ferroviaire de passagers à la concurrence ? Puisqu'on l'a fait pour le fret, peut-être pourrions-nous le faire pour les gens qui dépendent du train pour leurs déplacements personnels et professionnels ?

Vendredi soir, 18h40, TGV au départ de Montparnasse à destination de Tours. Billets commandés sur Internet le mercredi, soit deux jours plus tôt. Au grand dam de ma carte bleue, plus de places disponibles en seconde. Qu'à cela ne tienne : le lutin et moi voyagerons en première. Certes, le surcoût n'est pas négligeable, mais que ne ferions-nous pas pour la famille, n'est-ce pas ?

Las, c'était sans compter sur la SNCF et ses déplorables pratiques en matière de surbooking. Le surbooking, ou sur-réservation, est un phénomène bien connu des personnes qui voyagent en avion. Les transporteurs savent bien que toutes les personnes qui réservent un trajet ne se présenteront pas au départ. Afin de rentabiliser au maximum les vols ou les trains affrétés, ils choisissent donc de vendre plus de places que n'en compte réellement l'appareil, et distribuent les places des personnes qui se sont désistées à ces acquéreurs de places fictives.

Si le nombre de places fictives est inférieur ou égal au nombre de désistements, tout baigne : tout le monde a une place, et le transporteur optimise au poil le remplissage de son appareil. Mais si personne ne se désiste, les malheureux acquéreurs de places fictives se retrouvent le bec dans l'eau.

sncf train

En matière d'avion, la loi prévoit une indemnisation des victimes de ce genre de pratiques. Mais pour le train, rien, nada, peau d'balle ! Les malheureux couillons qui paient rubis sur l'ongle pour une place assise se retrouvent comme des cons, entassés sur les plateformes qui séparent les différents wagons de la rame.

Revenons-en à vendredi soir. Evidemment, pas une place dans les deux rames attenantes. On a donc un train, trois mètres carrés, six cons, et un strapontin. Deux cadres, Blackberry et PC portable, deux voyageurs de commerce, un lutin et moi, fulminant. Adossé au logement à bagages, condamné à me tourner à chaque fois qu'un clampin décide d'aller passer un coup de fil ou d'aller pisser, alors que j'avais l'intention de bosser. Et croyez-moi, les Tourangeaux qui rentrent chez eux le vendredi soir ont l'air de putains d'incontinents camés au téléphone ! Se passe pas trois minutes sans qu'un type me passe devant, pressé d'aller faire sa petite affaire ou d'appeler Bobonne.

Le gazier qui a choisi de s'adosser à la porte des toilettes se lève une fois, deux fois, puis finit par rester debout, de dépit. Passe un malheureux contrôleur, qui ne trouve rien de mieux que de mettre à l'amende l'un des deux voyageurs de commerce pour billet non composté. Le comble, limite le gag, on cherche la caméra cachée. Et une volée de bois vert pour un cheminot qui n'est évidemment pas, tout le monde le reconnaît, responsable des pratiques commerciales de la société qui l'emploie.

Y'a des jours comme ca... tu te dis que le premier candidat qui propose de mettre fin au monopole de la SNCF en matière de transport de voyageurs, tu lui donnes ta voix sans réfléchir. Histoire que certains arrêtent de concevoir le mec qui prend le train comme une putain de vache à lait et lui confèrent enfin le statut qui est le sien : un client.

PS : je prends le train entre deux et dix fois par mois, pour faire court. Mon emploi du temps fait que je ne suis que rarement en mesure de prendre mes billets longtemps à l'avance. Sur les quelque quinze billets SNCF retrouvés chez moi ce soir, sept comportent la mention "place assise si disponibilité", alors que je paye à chaque fois le montant de la réservation. Je suis resté debout une partie du trajet pour quatre de ces billets. Encore, ceux-là étaient facturés au prix de la seconde classe. On veut bien être patient, mais vient un moment où la moutarde monte au nez...

- page 2 de 6 -