Tout le monde sait que les publications françaises, professionnelles ou amatrices, n'ont pas le droit de publier les résultats du second tour de l'élection présidentielle avant 20 heures. Mais personne n'est à l'abri d'une faille spatiotemporelle inopinée, même le Figaro ! On apprend donc, à 19h36, qu'une explosion de joie a soulevé la salle Gaveau à 20 heures à l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy.
Je bats ma coulpe avant que le Ramirou ne me hache menu menu : alors qu'il est lancé depuis deux jours, je n'ai toujours pas accompli mes devoirs corporate en signalant ici l'ouverture du Blog Clubic. C'est désormais chose faite, ouf, je crois que je ne suis pas passé loin ! ;-)
Ce magnifique blog sous Wordpress n'a guère d'ambition particulière si ce n'est celle d'offrir un espace d'expression, de détente ou de réflexion, à tous ceux qui font et animent Clubic au quotidien, des rédacteurs aux développeurs en passant par l'équipe qui gère le Comparateur de prix associé au site, les graphistes, les chefs de projet ou Flock, le dessinateur du samedi (j''ai pas dit du dimanche !).
Aucune ligne éditoriale n'est vraiment fixée mais disons que nous essaierons sans doute de mêler vie et coulisses du site, trouvailles du Web, coups de gueule passagers et réflexions diverses sur l'univers du Net et des nouvelles technologies.
Nos différents point pourront, j'espère, former un medley intéressant (ou, à défaut, distrayant). Enfin, à ceux qui se demandent ce que représentent les deux bestioles du bandeau, je répondrai qu'il faut attendre le croustillant billet que je ne manquerai pas de rédiger là-bas à ce sujet.
Entre l'iPhone et ce nouveau blog, je me demande bien comment je vais trouver le temps d'animer celui-ci moi...
Flock, qui dessine chaque week-end pour Clubic et Jeuxvideo.fr, vient de me faire remarquer une jolie coquille dans une actu toute fraiche au sujet de PlayTheList, un service qui vous propose de louer une liste de lecture d'une vingtaine de titres pour quelques jours en échange de trois ou quatre euros.
Le service a retenu le format audio Windows Media Player (WMA), accompagné des mesures techniques de protection de Microsoft, indispensables pour limiter l'accès aux fichiers musicaux à la période de la location. Les morceaux pourront être transférés une fois vers un lecteur compatible PaysForSure.
Il fallait évidemment lire PlaysForSure. Quoique... ;-)
Pour les parisiens amateurs de geekeries en tout genre se tient le 26 mars prochain une petite soirée qui pourrait se révéler fort sympathique : le premier Meet Betatesteur, organisé par l'équipe du site Betatesteur.com. Si le site est réservé aux puristes, adeptes des Community Technology Preview et autres versions alpha leakées de derrière les fagots, la soirée devrait plaire au plus grand nombre.
Le principe est relativement simple : un bar, le O'Sullivan by the Mill, juste à côté du Moulin Rouge ; une série d'intervenants (Microsoft, Netgear, Ten Mobile, et d'autres) ; des cadeaux (abonnement Ten plus téléphone, téléphone Skype, licence Vista, etc.) ; des gens sympas (enfin au moins un :o) ; de la zique et une bonne ambiance. L'entrée est gratuite, il suffit de payer ses consos (les tarifs ne sont pas prohibitifs si ma mémoire est bonne). Ca se passe donc le 26 mars prochain, à partir de 18h30 et jusqu'à ce que la raison vous pousse à rentrer.
Le lutin et mézigue, on y sera. Si certains veulent trinquer autour d'une mousse, c'est l'occasion ;-) Suffit de s'incrire ici.
Dans une tribune intitulée "Pensées sur la musique" et publiée sur le site d'Apple, Steve Jobs exprime le fond de sa pensée sur la question des DRM. Alors qu'Apple est le distributeur le plus ardemment critiqué sur la question des mesures techniques de protection, il affirme que "les DRM n'ont jamais fonctionné". Pour commencer, il rappelle que les baladeurs iPd permettent de lire de la musique aux formats MP3 et AAC non protégés contre la copie. Puis explique qu'au lancement de l'iTunes Store, lorsqu'il a approché les quatre grandes maisons de disque qui se partagent 70% du marché, ces dernières ont exigé que leurs morceaux soient protégés contre la copie. D'où la mise en place du système des DRM.
Il serait dans la nature même de l'internaute de tenter de déjouer ce type de système. Apple a donc joué pendant plusieurs années au jeu du chat et de la souris avec les petits malins qui contournaient Fairplay, le système de DRM maison, afin de garantir aux maisons de disque une bonne protection de leurs fichiers. Dans le même temps, Steve affirme avoir fait son possible pour que ces DRM ne soient pas trop contraignants, en autorisant par exemple la gravure, ou certains transferts.
Partant de ce constat, Steve Jobs suggère trois alternatives :
Continuer avec le système actuel, dans lequel quelques grands noms se partagent le marché avec des systèmes de DRM incompatibles entre eux. Dans ce système, un utilisateur moyen d'iPod achète environ 22 titres sur iTunes, alors que son baladeur peut en contenir 1000. Ces chiffres montrent que les DRM ne permettent pas de cantonner pas le consommateur à une boutique, puisque 97% de la musique stockée sur un iPod provient d'autres sources, et n'embarque pas de DRM.
Ouvrir Fairplay sous licence à d'autres fabricants, ou d'autres services. Séduisante sur le papier, cette idée poserait toutefois un certain nombre de nouveaux problèmes. La dissémination des secrets de fabrication de Fairplay conduirait immanquablement à la mise en échec de ce dernier selon Jobs, et la protection de ce dernier s'effondrerait.
Troisième alternative : mettre fin aux DRM. "Imaginez un monde ou chaque boutique en ligne vend de la musique encodée librement dans des formats ouverts", s'enflamme Jobs. Un monde dans lequel chaque lecteur pourrait lire la musique, quelque soit sa provenance. Ce serait la meilleure alternative pour le consommateur, et Apple serait prête, selon son dirigeant, à s'engager dans cette voie si les majors acceptaient de le faire.
Pourquoi les quatre grandes majors accepteraient-elles de laisser Apple et les autres distribuer la musique sans DRM pour la protéger ? La réponse la plus simple est que les DRM n'ont jamais réussi, et ne réussiront peut-être jamais, à enrayer le piratage de la musique.
Si deux milliards de titres ont été vendus sur Internet, protégés par DRM, plus de 20 milliards ont été vendus via des CD non protégés contre la copie. Preuve que les DRM sont inefficaces, selon Steve Jobs, qui termine en appelant l'Europe, continent où la polémique est la plus vive à faire savoir aux maisons de disque locales qu'elles n'ont aucun intérêt à rester sur leurs positions. Universal est détenue à 100% par Vivendi (France), tandis qu'EMI est anglaise est que Sony BMG est détenue à 50% par une société allemande, Bertelsmann.
Les convaincre de licencier leur musique à Apple et aux autres permettra de mettre en place un marché de la musique réellement intéropérable. Apple l'embrasserait de tout coeur.
Alors, Steve se défausse-t-il de toute responsabilité, joue-t-il les faux-culs, ou nous déballe-t-il une véritable profession de foi ?
L'iPhone, c'est un peu comme la main des Nuls : on peut faire un paquet de trucs avec. Mais attention : comme la main, l'iPhone n'est pas un rabot à merde !
Séquence humoristique, tendance pas fin, mais je pouvais rater une rime pareille dans mon titre. Peut-être pas plus sûr que les radars automatiques dont on a l'habitude, mais nettement plus agréable. Problème : risque de causer des embouteillages.
Pour ceux qui, comme moi, ont hurlé de rire il y a dix ans devant les conneries débitées dans le film Wayne's World (avec Mike Meyers, adapté en France par Chabat et Farrugia), réminiscence des temps anciens : la Gartmobile existe encore, je l'ai vue !
Voiture... Engagement !
Aïeuu, j'ai tombé. Mais je m'ai pas fait mal
Au passage, je prends quelques jours de vacances. Alors... à l'année prochaine ;-)
Après Bill Gates (2005) et George W Bush (2004), le Time Magazine m'a élu personnalité de l'année 2006. Plus exactement, il nous désigne nous, les internautes, sous le vocable "You", comme la personnalité collective la plus marquante de l'année, grâce à l'essor des sites basés sur le contenu généré par les utilisateurs, le fameux UGC (User Generated Content).
Yes, you. You control the Information Age. Welcome to your world.
, écrit Lev Grossman en introduction de son éditorial, avant d'évoquer Facebook, Second Life, MySpace ou YouTube.
Pour avoir pris en main les rênes des média, pour avoir fondé et encadré la nouvelle démocratie numérique, pour avoir travaillé pour rien et battu les pros à leur propre jeu, le prix de la personnalité de l'année 2006 du Time est pour vous.
Le nouveau Web est radicalement différent. C'est un outil qui rassemble les petites contributions de millions de personnes et les fait compter. Les consultants de la Silicon Valley appellent cela le Web 2.0, comme si c'était la nouvelle version du même vieux logiciel. Mais il s'agit réellement d'une révolution.
Quand même, Onesque en couv' du Time avec une photo de loutre, ca aurait eu plus de gueule qu'un ordinateur reprenant le lecteur de YouTube. M'enfin bon, ca viendra surement ;-) En 66, le magazine avait élu les moins de 25 ans, avant de mettre à l'honneur les femmes américaines en 75 et l'ordinateur en 82.
Coup de tonnerre à la télévision belge hier soir : un flash d'informations interrompt le 20 heures de la chaine RTBF pour annoncer que "le Parlement flamand a déclaré unilatéralement l'indépendance de la Flandre" et que le roi Albert et la reine Paola ont pris la fuite. Bien évidemment, il s'agit d'un canular. Joliment monté, si l'on en croit les réactions, appuyé par des reportages sur l'avenir des deux pays nouvellement formés. Panique, standards téléphoniques submergés, sites officiels et médias pris d'assaut. Durant trente minutes, la supercherie dure, avant que la chaine ne réalise l'ampleur des dégats et n'affiche un bandeau : "ceci est un canular". Trop tard, le mal est fait, le doute est jeté. D'après la presse, 89% des belges francophones auraient été dupes. Le message "Attention, ceci n'est peut-être pas une fiction" avait pourtant été diffusé en ouverture de ce flash insolite.
Le président du PS et ministre-président wallon, Elio Di Rupo, fustige les coupables : ""A un moment où notre pays est secoué par des volontés séparatistes, il est irresponsable et incivique de faire croire aux téléspectateurs du service public que les Flamands ont unilatéralement voté leur indépendance. Et ce qui plus est, en mettant en cause la monarchie". Du côté des officiels, tous, ou presque, condamnent l'opération. La RTBF a peut-être bénéficié d'un coup de pub sans précédent, mais elle fera l'objet d'une enquête qui risque de ne pas être tendre.
A sa façon, la RTBF a bien évidemment souhaité réitérer le splendide coup d'Orson Welles qui, en 1938, avait annoncé à la radio américaine l'invasion de la Terre par des Martiens, déclenchant selon la légende un vent de panique sans précédent.
Cette histoire, entendue ce matin à la radio, m'a bien fait rire (sans doute parce que je ne suis pas belge). Elle illustre encore une fois la puissance des médias, leur importance et leurs devoirs. Elle a aussi le mérite de soulever un certain nombre des problèmes latents en Belgique, bien mieux que la meilleure des blagues belges... En attendant une version complète, on se consolera avec l'extrait ci-dessous, malheureusement de bien piètre qualité.
Découvert à l'instant via Digg, Spresent est une application en ligne gratuite, entièrement réalisée en flash, qui permet de réaliser des présentations de type Powerpoint depuis son navigateur. Bien foutu, doté de modèles de documents, d'animations, de polices et d'icones variées ainsi que d'un module d'importation d'images depuis Flickr, Spresent permet de sauvegarder ses présentations, de les envoyer par email et même de les publier simplement, via un lien HTML (<embed>, comme une vidéo YouTube par exemple), sur un site, un blog ou un forum.
Bigrement efficace, Spresent viendrait à merveille compléter les outils d'édition de documents en ligne de Google, Google Docs & Spreadsheets. Vers une véritable suite bureautique en ligne, basique mais efficace ? Voici une petite présentation vidéo de Spresent. Le module de login sur la page d'accueil ressemble déjà fort à celui de Gmail, l'intégration en serait facilitée ;-)
Puisque l'on parle de Google, signalons cet intéressant billet paru sur l'un des blogs du Guardian : "When will the bubble burst? When Google's stock crashes, says Winer". Autrement dit, quand saurons-nous que la bulle du Web dit "2.0" est-elle en train d'éclater ? Quand le cours de l'action Google s'effondrera...
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