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dimanche, mars 4 2007

Douze blogs, deux millions de Kangoo et une opé marketing

Kangoo renault

Pour célébrer la sortie du deux millionième exemplaire de sa Kangoo, Renault organise avec Buzz Paradise une opération de marketing viral. Pour alimenter le buzz et faire parler du site Kangoomania, lancé pour l’occasion, les deux partenaires ont mis en place une petite offensive de charme à l’attention d’une douzaine de bloggeurs. Bien qu’ en matière de blog, l’automobile soit le cadet de mes soucis, j’ai eu la surprise d’être retenu dans le cadre de cette opération qui comporte deux volets : un déjeuner à l’Atelier Renault des Champs-Elysées suivi d’une visite du Technocentre de Guyancourt, puis le prêt gratuit d’une Kangoo pendant une semaine. Intrigué, peut-être un brin flatté, j’ai accepté. Contrepartie, qui ne présente aucune obligation : parler de l’événement, et relayer le buzz. Je choisis de jouer le jeu.

En matière de bagnole, mes goûts m’entrainent pourtant très loin de la Kangoo. Lorsque celle-ci est sortie, aux alentours de 1997, j’avais une quinzaine d’années et le design introduit par Renault avec la Twingo puis la Kangoo me faisait doucement rigoler. Quand on se rêve au volant d’un monstrueux V8 à la ligne agressive comme une Mustang Shelby GT500, les yeux globuleux et la porte coulissante de la Kangoo ne suscitent guère de sympathie. Aujourd’hui, j’ai abandonné l’idée de faire importer à grands frais une américaine genre Mad Max, mais je suis pas encore entré dans le schéma chien/poussette/Kangoo.

C’est là que Renault intervient : contrairement à ce qu’on pourrait croire, la Kangoo est une voiture jeune, branchée, dynamique (voir la vidéo ci-dessous). Elle permet aux jeunes en vadrouille de partir camper à l’arrache ou d’emmener un barbecue, une sono et un hectolitre de bière pour aller passer une soirée dans les bois. Un schéma dans lequel je me retrouve, mais je risquerais de ramener le Kangoo prêté par Renault dans un triste état… On se contentera donc d’un week-end romantique avec le Lutin quelque part en Normandie.

Vendredi 1er mars, vers midi : arrivée à l’Atelier Renault, où l’équipe en charge de l’événement nous accueille avec une coupe de champagne, sous l’œil intrigué de quelques touristes qui photographient les quelques happy few dans l’espoir de ramener le cliché d’un pipole en goguette, et d’une équipe de la TV belge, qui nous suivra pendant toute la journée. Puis déjeuner sympa à l’étage où les bloggeurs, incorrigibles, dissertent de la fermeture des commentaires chez LLM, du marketing viral et des derniers événements blog auxquels ils se sont rendus. Amusante expérience pour moi, qui ne connais guère les bloggeurs dits influents que par leurs sites respectifs. Nous sommes douze, onze hommes et une femme.

atelier renault

13h30 : départ, en Kangoo svp, vers Guyancourt et le Technocentre Renault. Un immense complexe de 150 hectares dans lequel bossent 12.500 personnes, répartis dans trois batiments principaux aux noms évocateurs : l’Avancée, la Ruche et le Proto. A l’entrée, la sentence tombe, au grand dam des camés de l’image que sont les bloggeurs : pas d’APN, pas de vidéo, pas de téléphone portable. Le Technocentre, c’est un peu le Fort Knox de l’automobile française et les photos ne sont pas les bienvenues. Nous ne serons pourtant pas conduits dans les lieux les plus sensibles du site, mais qu’importe : dura lex, sed lex, nous fait comprendre la chargée de com’ des lieux.

Technocentre Renault Guyancourt

Suit une présentation des lieux par la dite chargée de com’. Très institutionnelle, slides à l’appui. Le Technocentre est une ville dans la ville, avec sa boulangerie, son salon de coiffure et bientôt son pressing. Il y fait bon vivre, nous dit-elle avec un petit sourire gêné, sa façon sans doute de répondre sans y toucher à l’affaire des trois suicides qui a récemment défrayé la chronique. Le sujet ne sera d’ailleurs plus abordé. Tout ce petit monde s’ébranle ensuite vers un atelier dans lequel quelques ingénieurs dissèquent les modèles de la concurrence afin de déceler les innovations ou les violations de brevet.

Puis retour dans la salle de conférence, où trois responsables du projet Kangoo reviennent sur la saga de cet « utilitaire familial » et expliquent qu’il a fallu repenser la voiture lorsqu’ils se sont rendus compte que 50% des exemplaires étaient vendus à des particuliers. S’en suit une petite discussion à bâtons rompus, avant que les bloggeurs ne regagnent leur pénates parisiennes dans les bouchons. Quatre d’entre eux repartent avec les voitures qui nous ont transportés toute la journée. Mon tour devrait venir fin mars, Cebit oblige, en admettant que je retrouve mon permis de conduire, mais ceci est une autre histoire…

proto kangoo

Alors, prostitué pour une Kangoo ? Déjeuner mis à part, on a l’impression d’avoir participé à une journée portes ouvertes chez Renault, avec des gens peut-être un peu plus disponibles qu’ils ne le sont en temps normal. Buzz Paradise a finement mené son opération : pas de bourrage de crâne, pas d’incitation outrancière à relayer l’opération sur nos blogs respectifs. Gilles Klein de Pointblog et PetitePoussiere ont également relaté la journée.

Malheureusement, pas de réponse à ce dilemme cornélien : quel est le sexe du Kangoo ?

lundi, décembre 11 2006

Ho, un viral ? You pay you die

youpayyoudieDécouvert au moyen d'un sticker insidieusement glissé dans ma poche lors de la soirée Paris blogue-t-il, You Pay You Die, "la série Web qui tue". Avec un nom pareil, difficile de ne pas penser à un nouveau viral de la mort qui tue. Apparemment montée par un certain Serial Buzzer, sous l'égide d'Eric Briones, aka Darkplanneur (Publicis), cette opération de buzz s'articule autour d'une série Web comico-trash hebdomadaire.

Episodes courts (moins de deux minutes) : une blonde, un méchant, une tronçonneuse, des bras qui volent. On peut supposer des influences comme Evil Dead, Brain Dead ou Shawn of the dead, peut-être une pointe de mauvais goût sauce Rammstein. Un téléphone portable fait son apparition dans le deuxième épisode. Dailymotion et Crickee, un service de SMS gratuits, sponsorisent l'opération pour le moment.

Pronostics ? L'objet du viral sera dévoilé dans le quatrième épisode, diffusé aux alentours du 22 décembre.

A voir sur youpayyoudie.com.

mercredi, mai 24 2006

Avec iDon't, Sandisk tacle Apple à la gorge

Il semblerait que la suprématie de l'iPod d'Apple sur le marché des baladeurs ait fini par irriter les responsables de communication de chez SanDisk, qui viennent de mettre en ligne un site dédié à la promotion du Sansa e200 (voir présentation). Baptisé I don't (je ne fais pas), il prétend lutter contre l'hégémonie de l'iPod et compare les adeptes de la marque à la pomme à des moutons.

La propagande de SanDisk passe par une déclinaison de la structure I + verbe sur tous les tons, et sous toutes les formes : affiches, fonds d'écran, ou avatars potentiels (pour attiser les controverses dans Débat sur l'Actu) reprennent un thème récurrent. Les utilisateurs d'iPod sont des moutons (iSheep), des ânes tout juste bon à suivre une carotte (iFollow), des marionettes (iPuppet) ou des vaches (iHerd, herd signifiant troupeau).

Idont

"Maintenant, il est temps de se lever contre l'iDictature" (iTatorship), clame le site, qui appelle à l'ouverture des formats et prône la multiplication des plateformes de téléchargement. Compatible WMA PlaysForSure, le Sansa e200 sera-t-il perçu comme un véritable alternative par les consommateurs, là est la question. Passer d'un carcan DRM-isé à un autre n'est pas une solution, même si l'on peut accéder à plusieurs sites de vente et pas juste à l'iTunes Music Store. En attendant, il reste une audacieuse campagne de marketing viral qui devrait certainement faire parler d'elle. A voir sur idont.com.

lundi, février 13 2006

Droit aux rasages extravagants

Et un viral de plus. Vous rêver de vous faire les rouflaquettes de Wolverine dans Xmen, mais vous avez peur du regard des autres ? Assumez-vous, dit Wilkinson, qui lance un site nommé D.A.R.E : Droit aux rasages extravagants.

Vidéos, conseils débiles et possibilités de mettre en ligne ses dernières créations capilotractées (tirées par les cheveux, ou en l'occurrence, les poils de moustache) pour participer à l'élection de Mister Dare. Faites votre "shaving out" !

Droit aux rasages extravagants

D'après Marketing Alternatif.