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dimanche, février 17 2008

Come in my World : Orange fait dans la rencontre amoureuse

L'engouement pour les univers virtuels suscité par l'avènement de Second Life semble quelque peu être retombé, mais cela n'empêche pas Orange de tenter sa chance avec Come In My World, un monde en 3D dans lequel toutes les interactions entre les différents avatars tendent vers un but unique : la rencontre amoureuse.

Le principal défaut de Second Life tenait sans doute à sa vacuité : que faire une fois que l'on a exploré l'univers, joué à s'envoler et à visiter les quelques lieux dits méritant le détour. A l'inverse, les mondes persistants "orientés", dotés d'une fin propre, répondent à un besoin.

Come in my world

Dans Come in my World, l'objectif est tout simplement de parvenir à faire des rencontres. Chaque utilisateur renseigne son profil, puis les caractéristiques de la personne qu'il aimerait rencontrer. Au fur et à mesure de ses pérégrinations, votre avatar pourra alors repérer d'un simple coup d'oeil les personnes qui correspondent à vos goûts. Dès lors, il suffit d'engager la conversation. Celle-ci n'est pas écrite, mais vocale, de façon à ce que les tentatives de dissimulation avortent au plus vite. En outre, le lien créé par un échange oral est plus fort que celui que permet la messagerie instantanée.

Une fois le premier contact engagé, il est possible d'approfondir la relation naissante en invitant l'autre dans son espace personnel, où il pourra en apprendre un peu plus sur nous, grâce à des photos par exemple.

Come in my Word est actuellement en bêta fermée, mais le service est amené à se développer rapidement, et sera bientôt ouvert à tous. L'univers dans lequel évoluent les avatars ne sera pas amené à grandir éternellement, afin que soit conservée une certaine facilité de rencontre, mais sera constitué d'une multitude d'ères de rencontre parallèles. Chaque nouveau venu sera automatiquement projeté dans celle où se trouvent le plus grand nombre de profils pouvant correspondre à ses attentes.

Fruit des travaux de l'Explocentre d'Orange, Come in m World ne revêt aucun enjeu stratégique pour l'opérateur, qui cherche par là à explorer de nouveaux modèles économiques. Le service est pour l'instant gratuit. Pour plus d'infos, je vous renvoie au site dédié, ainsi qu'à l'intéressante analyse de l'ami Hebiflux, à qui j'emprunte l'une de ses captures d'écran.

La bêta de Come in my World a été lancée mardi dernier au cours d'une sympathique soirée au Karré Magic, à Boulogne, lors de laquelle j'ai vidé quelques coupes avec un agent secret nommé Matt, un ingénieur en physique nucléaire baptisé Nicolas, ainsi qu'avec un charcutier d'Arcueil, sans oublier la charmante Emilie et la mystérieuse Aurélie que l'on voit ci-dessous. Pour ma part, je jouais le rôle d'un journaliste. Personne ne m'a cru ! ;-)

soirée come in my world

dimanche, février 4 2007

Second Life : c'est moi ou...

... ca ne rime pas à grand chose ? Après une petite balade dans le monde réel, frais mais ensoleillé, j'ai voulu retenter l'expérience Second Life. Autant dire que ce ne fut guère concluant. Bien que certains, comme Fred Cavazza, aient entrepris de disséquer le phénomène et d'en analyser la portée, je ne me suis pas vraiment renseigné sur le sujet. A la réflexion, j'aurais peut-être dû.

Second life pétard

J'ai donc passé une demi-heure dans cet univers virtuel régi par le Linden dollar. Cinq minutes pour reprendre le contrôle de mon personnage, un élégant gothique baptisé Onesque Ohara. Cinq minutes de plus pour me rendre au siège virtuel de Reuters, l'une des premières entreprises à avoir pris pied dans Second Life. J'y ai trouvé un grand immeuble désert, agrémenté de quelques panneaux à caractère informatif. Aucune âme, virtuelle ou éthérée, ne hantait les lieux. J'ai donc décidé d'aller voir ailleurs si j'y étais.

Après un rapide passage sur Google, je repère le nom de la province qui abrite le siège du Parti socialiste. Là, me dis-je, il me sera possible de rencontrer quelques francophones, et pourquoi pas de discuter avec eux ? Aussitôt dit, aussitôt fait : un coup de téléportation plus tard (oui, dans Second Life, on vole ou on se téléporte le plus souvent. La marche, c'est pour les vieillards cacochymes, pas pour le fringant gothique que je suis), je débarque au palais virtuel de dame Ségolène.

J'y trouve une bande de joyeux hurluberlus (dont un étrange raton laveur habillé d'un pull rouge), réunis sous un ballon dirigeable, occupés à s'agonir d'injures. UMP-istes, socialistes et frontistes jouent à la foire d'empoigne et trollent à qui mieux mieux. Là, aucun doute, on est bien sur Internet ! Je tente alors d'approcher un curieux personnage armé d'une torche et d'un joint énorme, qui ne répond pas à mon salut. Idem avec les autres participants de cette petite sauterie, bien trop occupés à vanter les mérites de leur candidat favori pour entamer une discussion avec un néophyte comme moi. Peut-être envapé par la fumée de ce petard géant, je m'envole tranquillement et me retrouve au beau milieu d'une nuée de bulles de savon anti-FN...

second life bulles FN

Ce fut bref, mais c'en est trop, je rends les armes pour aujourd'hui. J'abandonne donc mon goth', pris d'une soudaine danse de saint gui (allez savoir pourquoi ce con s'est soudainement mis à danser ?), au beau milieu d'une rangée de magasins de fringue déserts. 40 Linden dollars pour une robe de soirée noire. Bien que je soupçonne Onesque Ohara d'avoir une préférence avouée pour les hommes, il est encore trop tôt pour que claque de vrais billets verts pour le nipper virtuellement...

On y reviendra sans doute. Il faudrait tout de même que je pige.