Onesque.net

vendredi, août 8 2014

Un classement des sites de jeux vidéo basé sur Alexa, sérieusement ?

J’y peux rien, j’ai toujours adoré les classements, surtout quand ils sont foireux. Il y a quelques années, c’était les blogs influents, mais la mode est passée. Alors place au « classement des sites Internet dédiés aux actualités du jeu vidéo » et à cette fumisterie de ranking Alexa. Sa quasi-totale absence de pertinence est admise depuis des lustres mais il semblerait que tout le monde ne l’ait pas encore bien compris.

De quoi-t-est-ce qu’on cause ici ? Depuis quelques années, le site Agence Française du Jeu Vidéo (afjv.fr) édite un classement mensuel des sites Web média ou communautaires traitant de jeux vidéo. Ce classement est soi-disant réalisé en fonction « du nombre de visiteurs uniques et du nombre de pages vues par chaque visiteur » sur chacun des sites étudiés.

Un tel palmarès ne sert pas que les egos : il est susceptible de servir d’outils aux professionnels du secteur, pour jauger la puissance respective des différents médias avec lesquels ils pourraient travailler. Quand je dis « travailler », c’est à prendre au sens large : d’un éventuel partenariat autour d’un salon aux relations presse… en passant par le sujet, crucial, des investissements publicitaires.

Qu’on soit journaliste, éditeur, professionnel du secteur, annonceur ou même simple lecteur, on a besoin de pouvoir évaluer la puissance relative des médias qu’on consulte. Classer des sites en fonction de leur audience revient donc à rendre un service utile, particulièrement lorsqu’on évolue dans une niche comme le jeu vidéo. Encore faut-il le faire correctement…

Pour son classement, l’AFJV fait appel à un truc que je croyais plus ou moins mort et enterré depuis des années, le tristement célèbre classement Alexa.

afjvtweet.jpg

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jeudi, janvier 14 2010

If you come to San Francisco...

Salut frenchy ! J'interromps le long silence qui a envahi ce blog pour un petit avertissement de routine. Il se pourrait qu'une fois, tu décides d'aller passer quelques temps à San Francisco, pour des vacances ou pour ton travail. Ce jour là, il y a fort à parier que tu remonteras Market Street entre le Civic Center et Powell Street, tout simplement parce que c'est un chemin qu'empruntent tous les touristes en goguette.

Si tu es matinal, tu rencontreras en arrivant sur le Civic Center un petit marché tenu par des asiatiques. On vient y acheter des fruits, des légumes et des poulets, ça sent fort et ça fait du bruit, tu devrais te sentir dépaysé et donc apprécier la balade.

Pendant le temps que tu vas passer à reluquer le local faire son marché, il se pourrait que tu te fasses accoster par un sans abri, qui va tenter de te taxer de quelques pièces ou d'une clope. Ils sont nombreux dans le coin, à moins d'avoir vraiment une gueule de raie, impossible que tu y échappes. Chacun mène ses bonnes oeuvres comme il l'entend. Je te laisserai décider par toi même ce qu'il convient de faire, mais je me permettrais tout de même un petit conseil.

Imaginons que d'aventure tu voies débarquer un vieux Noir, barbe blanche et écharpe rouge, un journal gratuit sous le bras. Si c'est la saison, pas impossible que tu le voies éplucher amoureusement une clémentine, il adore ça et pourrait passer sa journée à en bouffer. Au dessus des odeurs de la rue, tu distingueras sans doute dans son sillage quelques relents d'herbe froide.

Ayant repéré ta dégaine de touriste, il va s'approcher de toi et t'alpaguer. Gentiment, avec une grosse blague, histoire d'engager la conversation. Te demander par exemple si tu es photographe, vu que tu te trimballes en permanence ton reflex comme s'il t'avait été greffé à la mimine. Bonne pâte, tu devrais lui répondre que non, que tu n'es qu'un petit mec qui passe par là, se balade. Lui te dira qu'il ne fait pas de photo, mais qu'il est tout de même un artiste et te proposera de te réciter quelques poèmes.

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samedi, octobre 24 2009

Kali, sponso, du fric à perdre chez Canal Plus ?

Me revoilà, cher lecteur ! Rassure-toi, pas pour longtemps, en ce moment les semaines sont bien remplies et je n'ai que peu de temps pour divaguer. Cela dit, j'allais pas rater une occasion de l'ouvrir sur le débat du moment et d'apporter ma pierre à l'édifice de cette histoire sans fin : le billet sponsorisé, bon pour ton poil ?

Je pourrais tancer vertement les blogueurs qui ont publié pour le compte de Canal Plus un billet au sujet d'une nouvelle série Web, "Kali", sans préciser qu'il s'agissait d'un billet sponsorisé. Ce serait facile, les arguments ne manquent pas mais d'autres l'ont déjà fait, et bien en plus, alors pourquoi en rajouter.

Non, je vais plutôt m'adresser à Canal Plus. Sais-tu, chaîne dont j'apprécie au demeurant les programmes, particulièrement le dimanche midi lorsqu'au réveil je fuis encore la lumière du jour, que tu pourrais bien avoir jeté ton fric par les fenêtres ? Regarde plutôt l'implacable démonstration qui suit.

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mercredi, septembre 16 2009

Hadopi ? Bof...

On pourrait en faire des tonnes et rappeler tout le mal qu'on pense d'Hadopi. Non, on va juste se contenter d'une petite capture d'écran qui résume à elle seul pourquoi la loi Hadopi ne marchera pas ;-)

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mardi, septembre 1 2009

Des bâtards, oui mais glorieux alors !

Ca vient parfois comme une envie de pisser, ou comme une réminiscence de l'époque où il fallait reprendre le chemin des écoliers : après plus de dix mois passés sans même ouvrir l'interface d'administration de son blog, on se sent pris d'une soudaine envie d'écrire un truc. N'importe quoi, mais quelque chose qui change de Google, Microsoft et l'iPhone. Un truc qu'on sortirait comme ça, gratuitement, juste pour se dire qu'on sait encore user ses ongles sur autre chose que les nouvelles technologies. Un petit truc qui finalement te donnera le sourire en ceci qu'il y a encore trois minutes, tu ne savais pas que tu allais parler et que rien ne t'oblige à le faire. Ce petit truc, ça sera Inglorious Basterds, le dernier Tarantino. Comme ça, gratuitement, par plaisir, tel Gérard Lambert.

Alors que la ville regorge de salles, je crois que je ne suis jamais moins allé au cinéma que depuis que je crèche à Paris. Ma dernière incursion dans les salles obscures, ça devait être pour Millenium, dont je garde un excellent souvenir, sans doute plus pour la compagnie que pour le film qui reste, sans surprise, en deçà du roman de Larsson. Et puis, par une chaude après-midi d'août, je me décide à profiter de la bienveillante clim du cinéma, redécouvrant pour l'occasion la merveilleuse salle 1 de l'UGC Normandie, histoire de voir ces glorieux bâtards dont on parle tant. Et comme à chaque fois avec Tarantino, il y a un petit quelque chose qui me chagrine, mais je ressors conquis.

Je vais partir du principe que tu as vu le film. Si ce n'est pas le cas, arrête-toi là : tu ne voudrais pas que mes divagations du soir te gâchent le plaisir.

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lundi, novembre 17 2008

Blog : un spam de commentaires de plus en plus retors

Ceux qui administrent un blog connaissent bien le problème du spam de commentaires : des dizaines, voire des centaines de messages, généralement bardés de liens vers des sites aussi slaves qu'interdits aux moins de 18 ans, qui viennent chaque jour noyer les messages, légitimes cette fois, que laissent leurs lecteurs. Un petit malin vient apparemment de trouver le moyen d'améliorer son retour sur investissement : certains commentaires vous promettent maintenant d'arrêter de vous envoyer du spam si vous leur en faites la demande par email.

Hé oui, le spam par commentaires est une chose, mais elle ne doit pas faire oublier le traditionnel spam par email. En envoyant un courrier à l'adresse mentionnée, vous livrer votre propre adresse email, dont le spammeur sait qu'elle est valide puisque vous l'utilisez ! Je vous copie colle le message laissé à trente reprises ces deux derniers jours sur le Blog iPhone (l'adresse mail est évidemment masquée).

spam

to: Admin - If You want to delete your site from my spam list, please sent url of your domain to my emai: xxx@gmail.com And I will remove your site from my base within 24 hours webmastegz

PS. As the previous address of an e-mail has been removed also all letters on it have been lost I is compelled to make this dispatch once again.

PS2. To send url your site on an e-mail xxx@gmail.com is a unique way to avoid a spam from me. To write abuses to the various “stop spam” sites - it is useless.

PS3. Your addresses of an e-mail are not necessary to me, you can create an e-mail through free service and send me yours url through this e-mail

PS4. sorry for my bad English :)

mercredi, septembre 17 2008

De l'art des relations publiques sur un salon

Entendu cet après-midi, sur le salon Apple Expo (qui soit dit en passant vit sans doute sa 25e et dernière édition vu la vacuité générale de l'ensemble), en réponse à une question de type "Vous pouvez me présenter un peu votre nouveauté ?" :

"Ce produit, c'est moi qui l'ai conçu, et je suis paresseux, alors je vais vous donner la fiche produit hein ?".

Alors, mon cher aï (synonyme du paresseux, le singe, faites des mots fléchés !), lorsque tu as joyeusement arrosé ton repas de midi de mauvais picrate au point de le suinter par tous les pores de ta peau...

D'une part, tu devrais t'abstenir de parler trop près du nez des gens, tu pourrais les incommoder, et ça fait toujours mauvais genre lorsque un mec s'écroule au sol à l'entrée de ton stand en suffoquant.

D'autre part, tu pourrais sans doute te dire que tu es sur un salon, et qui dit salon dit relations publiques, sinon pourquoi tu t'es emmerdé à monter un stand et déballer tous tes petits produits, hein ?

Enfin, si c'est toi qui as conçu le produit en question, peut-être es-tu le mieux placé pour en vanter les mérites, non ?

dimanche, septembre 7 2008

Kliosk : augmenter son trafic avec un kiosque à clics ?

Je découvre depuis quelques jours le widget Kliosk, présenté comme un kiosque à clics, censé permettre aux éditeurs de site qui l'installent d'augmenter leur visibilité et donc de toucher de nouveaux lecteurs. En ces temps où tout jeune blogueur rêve de monétiser son audience, de vendre son site à TF1 et de partir vivre de ses rentes aux Caraïbes, la formule a de quoi séduire, d'autant qu'elle sonne bien. Que recouvre-t-elle vraiment ?

Le principe est le suivant : en tant qu'éditeur de site, j'affiche sur mes pages le widget Kliosk, qui affiche à son tour des intitulés d'articles publiés sur d'autres blogs du réseau Kliosk. Implicitement, je "recommande" donc la lecture de ces articles à mes visiteurs mais ce faisant, je leur offre une porte de sortie vers l'extérieur. Kliosk me garantit toutefois que le fait d'avoir offert à mes visiteurs un lien leur permettant de quitter mon site me permettra à mon tour de gagner du trafic : mes articles apparaissent à leur tour sur les autres sites du réseau, et des internautes sont donc susceptibles de venir chez moi par l'intermédiaire d'un site tiers.

A ce petit jeu, on le sait, certains parviennent toujours à tirer la couverture à eux, et faussent un mécanisme censément vertueux. Afin d'éviter ces travers, Kliosk offre la garantie qu'un clic sortant (autrement dit, un visiteur qui quitte mon site) sera toujours compensé par un clic entrant (un internaute arrive chez moi). Ainsi, la porte de sortie que j'offre à mes visiteurs m'offre la possibilité d'en acquérir de nouveaux.

Pour un webmaster qui a déjà fait jouer à fond les mécanismes de l'échange de liens, et du référencement, Kliosk offre donc théoriquement le moyen d'augmenter son audience et sa visibilité sans débourser un traître liard. A terme, la plateforme devrait probablement finir par intégrer des liens publicitaires, qui lui permettront de générer des revenus, et je suppose que son fondateur, Jérôme Bouteiller, planche déjà sur un concept qui permettrait également aux éditeurs de sites de gagner de l'argent via Kliosk, mais ceci est une autre histoire ;-)

Sur le site Kliosk.com, on retrouve un classement des billets et des blogs les plus cliqués par l'intermédiaire du widget installé chez les éditeurs. Dans l'interface d'administration, chaque utilisateur peut visualiser le nombre de clics qu'il a offerts, et le nombre de clics qu'il a reçus en retour, afin de constater de l'efficacité et de la régularité du système. Mettre en avant des articles plutôt que des intitulés de blogs (à l'image d'un Criteo) est une excellente idée, et devrait entraîner un taux de clics supérieur. Reste à savoir si l'algorithme qui sous-tend la plateforme tiendra ses promesses d'équité, et quel peut être le potentiel commercial de tout ceci.

Histoire d'en juger, je vais installer le widget sur l'un ou l'autre de mes sites, et commencer à rêver aux plages de sable fin ;-)

samedi, août 2 2008

Passage à Dotclear 2.0... finale !

Certains avaient fini par abandonner tout espoir de voir un jour sortir la version finale de Dotclear 2.0, mais tout arrive, et cette version tant attendue ne sera donc pas aux plateformes de blogs ce que Duke Nukem Forever est au jeu vidéo ! Après une mise à jour rapide et sans souci depuis la bêta 7, tout a l'air fonctionnel.

Les intéressés iront consulter la liste des nouveautés et télécharger DC 2.0 sur le site officiel.

mardi, juillet 29 2008

Morandini plagiaire ? Impossible, voyons !

Lu dans Paris Match, une citation de Jean-Marc Morandini, éminent journaliste spécialisé dans les médias, qui officie pour mémoire sur Europe 1, ainsi que sur Direct 8, mais aussi et surtout sur un site Web qui, ô surprise, porte son nom.

"Aujourd'hui, jeanmarcmorandini.com s'est mué en un média à part entière. Grâce à l'instantanéité du Web, on est plus puissants que certains quotidiens, mais on va parfois trop vite pour être les premiers. Néanmoins, j'ai pris la mesure de mes responsabilités".

On appréciera la portée d'une telle déclaration au regard du plagiat manifeste auquel se livre l'équipe du dit Morandini.

Que mes contenus soient repris par un blog amateur, tenu par un ado qui n'a pas la moindre idée de ce que c'est de s'astreindre à un véritable effort de veille est une chose. Qu'ils soient copiés, en toute impunité, par un site se réclamant du qualificatif de "média" me révulse.

PS : le fait qu'à titre personnel, j'éprouve une profonde aversion pour le sieur Morandini, et ce depuis qu'il officie en télévision, n'a rien à voir dans l'affaire ;-)

MAJ : Suite à la publication du coup de gueule ironique mentionné plus haut, et à l'aimable soutien de quelques blogueurs, dont Korben et Gilles Klein, le billet incriminé a été amendé : une mention Source indique désormais l'origine de l'info. La team J2M n'a toutefois pas été jusqu'à glisser un lien hypertexte, qui tient pourtant lieu de reconnaissance tacite entre blogueurs qui se citent.

Mais si Techcrunch se défend d'être un média, J2M se défend sans doute d'être un blog...

vendredi, juillet 25 2008

Refuse, resist !

Pas d'impôts pour les riches, l'écologie c'est pour les hippies. Monsieur Lagardère, faites nous une bonne guerre ! De la saine revendication, nourrie par une intense réflexion. Merci aux collectifs Jeudi Noir, Brigade activiste des clowns, etc, pour cette manifestation des plus iconoclastes.

dimanche, juin 22 2008

Voir Tokio Hotel et mourir...

Bill Tokio HotelVendredi soir, quartier de l’Opéra. Vers 19h30, une clameur s’élève rue de la Paix, où une troupe de quelques centaines d’adolescents fait face au Park Hyatt. Entre deux cars de CRS, affrétés pour l’occasion, passe une longue limousine noire aux vitres teintées. Elle ralentit devant les portiers de l’hôtel, et continue son chemin, pour tourner à droite et rejoindre le parking du Hyatt par l’entrée de service. Derrière elle courent quelques dizaines de jeunes filles échevelées. Certaines, en larmes, scandent en vain un prénom : Bill.

Attablés sur le trottoir de la rue des Capucines, à ce qui sert de terrasse au Kitty O’Sheas, nous observons entre deux pintes de Murphy’s ces petits groupes de quatre ou cinq adolescentes, qui vont et viennent autour du Hyatt. Le jean est slim, très slim. Les tee-shirts sont noirs, et l’eye liner est de sortie, qu’elles soient blondes, rousses ou brunes.

« Comment, qu’est-ce qu’on fait là ? Vous n’êtes pas au courant ? On attend Tokio Hotel ! », nous explique cette jolie brunette de seize printemps. « Ils viennent d’arriver, et on espérait les voir avant le concert de demain au Parc des Princes, mais ils se sont dépêchés de rentrer dans leur chambre, et maintenant c’est foutu ».

Le visage tordu par une moue de déception, elle narre ses aventures tokyoïtes, vite rejointe par ses copines. « On vient depuis mardi au Parc, mais le service de sécurité refuse qu’on dorme devant les portes. Cet après-midi, on est venues pour ne plus en partir, mais ils nous ont virées. On était les premières, juste devant les portes, et maintenant c’est foutu, on pourra jamais être au premier rang ».

La foi déplace les montagnes. « On a des billets pour toutes les dates de la tournée, alors on en verra d’autres, et du coup, on se demande si on va y aller demain. Si on n’est pas devant, ils ne nous verront pas, ca sert plus à rien », se rebiffe une blondinette, dont la poitrine menue tremble dans son corsage à dentelles.

Toutes les dates de la tournée ? « Oui, je les ai même vus aux Etats-Unis l’an dernier, ma mère a eu une prime, et on y a été ensemble », se rengorge-t-elle. « Mais là, c’est pas pareil, c’est peut-être leur dernière date en France, c’est vraiment pas juste ». Tels trois petits Caliméros, les copines acquiescent.

groupies tokio hotel

Samedi, 1h00. Tandis que les cols blancs, repus de bière et de frites, regagnent les tunnels du métro, le siège s’organise rue de la Paix. Jeunes et jolies, parfois accompagnées par des parents perplexes, réfugiés dans leur voiture, les groupies empilent des cartons en prévision d’une longue nuit, sous les yeux, hilares, des portiers du Hyatt. Les SDF n'ont habituellement pas droit de cité rue de la Paix, mais cette nuit, l'exception sera la règle.

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