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lundi, novembre 17 2008

Blog : un spam de commentaires de plus en plus retors

Ceux qui administrent un blog connaissent bien le problème du spam de commentaires : des dizaines, voire des centaines de messages, généralement bardés de liens vers des sites aussi slaves qu'interdits aux moins de 18 ans, qui viennent chaque jour noyer les messages, légitimes cette fois, que laissent leurs lecteurs. Un petit malin vient apparemment de trouver le moyen d'améliorer son retour sur investissement : certains commentaires vous promettent maintenant d'arrêter de vous envoyer du spam si vous leur en faites la demande par email.

Hé oui, le spam par commentaires est une chose, mais elle ne doit pas faire oublier le traditionnel spam par email. En envoyant un courrier à l'adresse mentionnée, vous livrer votre propre adresse email, dont le spammeur sait qu'elle est valide puisque vous l'utilisez ! Je vous copie colle le message laissé à trente reprises ces deux derniers jours sur le Blog iPhone (l'adresse mail est évidemment masquée).

spam

to: Admin - If You want to delete your site from my spam list, please sent url of your domain to my emai: xxx@gmail.com And I will remove your site from my base within 24 hours webmastegz

PS. As the previous address of an e-mail has been removed also all letters on it have been lost I is compelled to make this dispatch once again.

PS2. To send url your site on an e-mail xxx@gmail.com is a unique way to avoid a spam from me. To write abuses to the various “stop spam” sites - it is useless.

PS3. Your addresses of an e-mail are not necessary to me, you can create an e-mail through free service and send me yours url through this e-mail

PS4. sorry for my bad English :)

mercredi, septembre 17 2008

De l'art des relations publiques sur un salon

Entendu cet après-midi, sur le salon Apple Expo (qui soit dit en passant vit sans doute sa 25e et dernière édition vu la vacuité générale de l'ensemble), en réponse à une question de type "Vous pouvez me présenter un peu votre nouveauté ?" :

"Ce produit, c'est moi qui l'ai conçu, et je suis paresseux, alors je vais vous donner la fiche produit hein ?".

Alors, mon cher aï (synonyme du paresseux, le singe, faites des mots fléchés !), lorsque tu as joyeusement arrosé ton repas de midi de mauvais picrate au point de le suinter par tous les pores de ta peau...

D'une part, tu devrais t'abstenir de parler trop près du nez des gens, tu pourrais les incommoder, et ça fait toujours mauvais genre lorsque un mec s'écroule au sol à l'entrée de ton stand en suffoquant.

D'autre part, tu pourrais sans doute te dire que tu es sur un salon, et qui dit salon dit relations publiques, sinon pourquoi tu t'es emmerdé à monter un stand et déballer tous tes petits produits, hein ?

Enfin, si c'est toi qui as conçu le produit en question, peut-être es-tu le mieux placé pour en vanter les mérites, non ?

dimanche, septembre 7 2008

Kliosk : augmenter son trafic avec un kiosque à clics ?

Je découvre depuis quelques jours le widget Kliosk, présenté comme un kiosque à clics, censé permettre aux éditeurs de site qui l'installent d'augmenter leur visibilité et donc de toucher de nouveaux lecteurs. En ces temps où tout jeune blogueur rêve de monétiser son audience, de vendre son site à TF1 et de partir vivre de ses rentes aux Caraïbes, la formule a de quoi séduire, d'autant qu'elle sonne bien. Que recouvre-t-elle vraiment ?

Le principe est le suivant : en tant qu'éditeur de site, j'affiche sur mes pages le widget Kliosk, qui affiche à son tour des intitulés d'articles publiés sur d'autres blogs du réseau Kliosk. Implicitement, je "recommande" donc la lecture de ces articles à mes visiteurs mais ce faisant, je leur offre une porte de sortie vers l'extérieur. Kliosk me garantit toutefois que le fait d'avoir offert à mes visiteurs un lien leur permettant de quitter mon site me permettra à mon tour de gagner du trafic : mes articles apparaissent à leur tour sur les autres sites du réseau, et des internautes sont donc susceptibles de venir chez moi par l'intermédiaire d'un site tiers.

A ce petit jeu, on le sait, certains parviennent toujours à tirer la couverture à eux, et faussent un mécanisme censément vertueux. Afin d'éviter ces travers, Kliosk offre la garantie qu'un clic sortant (autrement dit, un visiteur qui quitte mon site) sera toujours compensé par un clic entrant (un internaute arrive chez moi). Ainsi, la porte de sortie que j'offre à mes visiteurs m'offre la possibilité d'en acquérir de nouveaux.

Pour un webmaster qui a déjà fait jouer à fond les mécanismes de l'échange de liens, et du référencement, Kliosk offre donc théoriquement le moyen d'augmenter son audience et sa visibilité sans débourser un traître liard. A terme, la plateforme devrait probablement finir par intégrer des liens publicitaires, qui lui permettront de générer des revenus, et je suppose que son fondateur, Jérôme Bouteiller, planche déjà sur un concept qui permettrait également aux éditeurs de sites de gagner de l'argent via Kliosk, mais ceci est une autre histoire ;-)

Sur le site Kliosk.com, on retrouve un classement des billets et des blogs les plus cliqués par l'intermédiaire du widget installé chez les éditeurs. Dans l'interface d'administration, chaque utilisateur peut visualiser le nombre de clics qu'il a offerts, et le nombre de clics qu'il a reçus en retour, afin de constater de l'efficacité et de la régularité du système. Mettre en avant des articles plutôt que des intitulés de blogs (à l'image d'un Criteo) est une excellente idée, et devrait entraîner un taux de clics supérieur. Reste à savoir si l'algorithme qui sous-tend la plateforme tiendra ses promesses d'équité, et quel peut être le potentiel commercial de tout ceci.

Histoire d'en juger, je vais installer le widget sur l'un ou l'autre de mes sites, et commencer à rêver aux plages de sable fin ;-)

samedi, août 2 2008

Passage à Dotclear 2.0... finale !

Certains avaient fini par abandonner tout espoir de voir un jour sortir la version finale de Dotclear 2.0, mais tout arrive, et cette version tant attendue ne sera donc pas aux plateformes de blogs ce que Duke Nukem Forever est au jeu vidéo ! Après une mise à jour rapide et sans souci depuis la bêta 7, tout a l'air fonctionnel.

Les intéressés iront consulter la liste des nouveautés et télécharger DC 2.0 sur le site officiel.

mardi, juillet 29 2008

Morandini plagiaire ? Impossible, voyons !

Lu dans Paris Match, une citation de Jean-Marc Morandini, éminent journaliste spécialisé dans les médias, qui officie pour mémoire sur Europe 1, ainsi que sur Direct 8, mais aussi et surtout sur un site Web qui, ô surprise, porte son nom.

"Aujourd'hui, jeanmarcmorandini.com s'est mué en un média à part entière. Grâce à l'instantanéité du Web, on est plus puissants que certains quotidiens, mais on va parfois trop vite pour être les premiers. Néanmoins, j'ai pris la mesure de mes responsabilités".

On appréciera la portée d'une telle déclaration au regard du plagiat manifeste auquel se livre l'équipe du dit Morandini.

Que mes contenus soient repris par un blog amateur, tenu par un ado qui n'a pas la moindre idée de ce que c'est de s'astreindre à un véritable effort de veille est une chose. Qu'ils soient copiés, en toute impunité, par un site se réclamant du qualificatif de "média" me révulse.

PS : le fait qu'à titre personnel, j'éprouve une profonde aversion pour le sieur Morandini, et ce depuis qu'il officie en télévision, n'a rien à voir dans l'affaire ;-)

MAJ : Suite à la publication du coup de gueule ironique mentionné plus haut, et à l'aimable soutien de quelques blogueurs, dont Korben et Gilles Klein, le billet incriminé a été amendé : une mention Source indique désormais l'origine de l'info. La team J2M n'a toutefois pas été jusqu'à glisser un lien hypertexte, qui tient pourtant lieu de reconnaissance tacite entre blogueurs qui se citent.

Mais si Techcrunch se défend d'être un média, J2M se défend sans doute d'être un blog...

vendredi, juillet 25 2008

Refuse, resist !

Pas d'impôts pour les riches, l'écologie c'est pour les hippies. Monsieur Lagardère, faites nous une bonne guerre ! De la saine revendication, nourrie par une intense réflexion. Merci aux collectifs Jeudi Noir, Brigade activiste des clowns, etc, pour cette manifestation des plus iconoclastes.

dimanche, juin 22 2008

Voir Tokio Hotel et mourir...

Bill Tokio HotelVendredi soir, quartier de l’Opéra. Vers 19h30, une clameur s’élève rue de la Paix, où une troupe de quelques centaines d’adolescents fait face au Park Hyatt. Entre deux cars de CRS, affrétés pour l’occasion, passe une longue limousine noire aux vitres teintées. Elle ralentit devant les portiers de l’hôtel, et continue son chemin, pour tourner à droite et rejoindre le parking du Hyatt par l’entrée de service. Derrière elle courent quelques dizaines de jeunes filles échevelées. Certaines, en larmes, scandent en vain un prénom : Bill.

Attablés sur le trottoir de la rue des Capucines, à ce qui sert de terrasse au Kitty O’Sheas, nous observons entre deux pintes de Murphy’s ces petits groupes de quatre ou cinq adolescentes, qui vont et viennent autour du Hyatt. Le jean est slim, très slim. Les tee-shirts sont noirs, et l’eye liner est de sortie, qu’elles soient blondes, rousses ou brunes.

« Comment, qu’est-ce qu’on fait là ? Vous n’êtes pas au courant ? On attend Tokio Hotel ! », nous explique cette jolie brunette de seize printemps. « Ils viennent d’arriver, et on espérait les voir avant le concert de demain au Parc des Princes, mais ils se sont dépêchés de rentrer dans leur chambre, et maintenant c’est foutu ».

Le visage tordu par une moue de déception, elle narre ses aventures tokyoïtes, vite rejointe par ses copines. « On vient depuis mardi au Parc, mais le service de sécurité refuse qu’on dorme devant les portes. Cet après-midi, on est venues pour ne plus en partir, mais ils nous ont virées. On était les premières, juste devant les portes, et maintenant c’est foutu, on pourra jamais être au premier rang ».

La foi déplace les montagnes. « On a des billets pour toutes les dates de la tournée, alors on en verra d’autres, et du coup, on se demande si on va y aller demain. Si on n’est pas devant, ils ne nous verront pas, ca sert plus à rien », se rebiffe une blondinette, dont la poitrine menue tremble dans son corsage à dentelles.

Toutes les dates de la tournée ? « Oui, je les ai même vus aux Etats-Unis l’an dernier, ma mère a eu une prime, et on y a été ensemble », se rengorge-t-elle. « Mais là, c’est pas pareil, c’est peut-être leur dernière date en France, c’est vraiment pas juste ». Tels trois petits Caliméros, les copines acquiescent.

groupies tokio hotel

Samedi, 1h00. Tandis que les cols blancs, repus de bière et de frites, regagnent les tunnels du métro, le siège s’organise rue de la Paix. Jeunes et jolies, parfois accompagnées par des parents perplexes, réfugiés dans leur voiture, les groupies empilent des cartons en prévision d’une longue nuit, sous les yeux, hilares, des portiers du Hyatt. Les SDF n'ont habituellement pas droit de cité rue de la Paix, mais cette nuit, l'exception sera la règle.

jeudi, juin 19 2008

Hadopi : Albanel plonge dans le grand bain

C'est l'avantage de n'être qu'un jeune journaliste : lassitude et amertume ne se sont pas encore installées, et l'on est encore capable d'éprouver un frisson d'émotion lorsqu'on franchit le seuil de la rue de Valois pour sa première conférence de presse en présence d'un, ou en l'occurrence d'une, ministre de la Culture. J'ai déjà détaillé en long, en large et en travers - question du filtrage des réseaux exceptée mais l'on y reviendra - la teneur du projet de loi Hadopi sur Clubic, et ne me répèterai donc pas. En revanche, difficile de ne pas revenir sur le contexte dans lequel il s'inscrit.

Christine Albanel sait-elle qu'elle s'engage dans un combat qui menace son poste rue de Valois ? Son prédécesseur, Renaud Donnedieu de Vabres, n'a pas survécu aux conflits liés à la loi DADVSI, et la ministre en titre risque fort de suivre le même chemin tant le vote du projet Hadopi va se révéler difficile. Plusieurs raisons à cela.

Christine Albanel

Initié par Nicolas Sarkozy himself, dans une lettre de mission adressée à Mme Albanel le 1er août dernier, le projet de loi Hadopi va déchaîner les passions. Le soutien explicite du chef de l'Etat n'y sera pas pour rien : boudé par les Français qui l'ont élu, celui-ci ne semble plus faire l'unanimité au sein de sa propre majorité, et des dissensions marquées se sont déjà fait sentir au sujet de la loi Hadopi.

En face, l'opposition se régale à l'idée de démolir un projet aussi impopulaire aux yeux des internautes. Pour ce faire, elle bénéficie du soutien appuyé d'une partie de la presse qui, de Libé à Numerama en passant par PCInpact, ZDNet et, de façon nettement plus mesurée, par Clubic, ne manque pas de pointer du doigt les lacunes et dérives potentielles du projet.

Difficile de ne pas se montrer un brin sceptique vis à vis de ce projet, qui prévoir pour mémoire de suspendre l'abonnement à Internet de l'abonné qui aurait été pris à plusieurs reprises à télécharger illégalement. Impossible de ne pas hausser les sourcils lorsqu'on entend parler d'une Haute Autorité qui viendrait se substituer aux mécanismes de la justice sans pour autant l'évincer complètement, puisque la condamnation au pénal n'est pas totalement écartée (double peine ?) et qu'il faudra faire appel à un juge pour contester l'une des décisions de l'Hadopi.

Mercredi, rue de Valois, le scepticisme était également de rigueur pour la cinquantaine de journalistes présents, et la séance de questions réponses qui a suivi le discours de Christine Albanel l’a bien montré. Tous ont pointé du doigt les failles et dérives potentielles du projet.

Toute personne un peu censée est aujourd’hui consciente du fait que le piratage tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en France et dans le monde menace l’avenir de la culture. Ecartons les beaux discours vantant les mérites de l’art libre et détaché de toute contrainte matérielle : les artistes doivent gagner leur pain, et la filière tout entière se trouve menacée si leurs revenus le sont. Pour autant, les choix adoptés par le gouvernement sont-ils les bons ?

La dissuasion est une méthode théoriquement éprouvée : demandez à nos sous-marins nucléaires. Envoyer par milliers des messages d’avertissement aux internautes convaincus de téléchargement illégal en conduira sans doute une bonne part à cesser leurs coupables agissements. Mais le problème restera entier : l’internaute d’aujourd’hui n’est plus prêt à dépenser vingt euros pour un CD. Il rechigne à acheter un à un ses titres sur Internet, à 0,99 euro l’unité, même si les DRM ont fait long feu. Il aime la possibilité de télécharger un film avant même sa sortie dans les salles, et l’on voit difficilement comment il renoncerait aux plaisirs délictueux que lui procure Internet.

Nous avons donc d’un côté une industrie exsangue, qui hésite à amorcer une véritable rupture dans sa façon de fonctionner, de peur de voir ses revenus compromis, et de l’autre une population de millions d’individus dont le rapport aux œuvres de l’esprit a changé. L’internaute d’aujourd’hui télécharge, écoute sa musique sur Deezer, et lit la presse gratuite disponible dans le métro.

Du côté de la musique et du cinéma, les principaux concernés ont pris connaissance de cet état de fait, même s’ils se refusent à l’admettre publiquement. Eux même peinent à croire que le projet de loi Hadopi permettra de résorber la tâche d’huile du téléchargement, comme me l’ont confirmé les quelques conversations perçues dans les salons de la rue de Valois suite à la conférence de presse proprement dite. Off the record, certains n’hésitent pas à l’admettre de façon explicite.

Dès lors, quelle voie adopter ? Comment concilier les aspirations légitimes de l’un et les habitudes de l’autre ? La réponse serait à mon sens, comme à celui de bien d'autres... à chercher du côté de nouveaux modèles, et non en tentant de systématiser une vaine répression.

dimanche, mai 25 2008

Exclu : les premiers artworks du futur GTA 5 !

Grand Thieft Otter

Amusant, tout ce chambard autour du jeu GTA 4 (Grand Theft Auto 4), non ? Lancement planétaire, on évoque des chiffres de vente absolument colossaux, avec six millions d'exemplaires écoulés lors de la première semaine de commercialisation... et surtout, la polémique : GTA est-il un jeu amoral ?

Dans GTA 4, le joueur incarne Niko Bellic, un immigrant débarqué d'Europe de l'Est à Liberty City, un New-York en polygones où vices et sévices sévissent. Tout au long du jeu, il cherchera à s'y faire une place, en accumulant les petits boulots pour les parrains de la pègre locale, avant de monter en puissance et de s'imposer comme l'un des ténors du crime organisé. Règlements de compte, trafic de drogue, prostitution, tout y passe, et notre Niko mal dégrossi aux entournures se change en un véritable Tony Montana...

... à ceci près qu'il ne se poudre pas le nez, et conserve son self control. GTA 4 est un jeu diablement amoral, où l'on tue sans vergogne, abat des policiers, fauche des piétons par dizaines, braque des petites vieilles et va aux putes, sans avoir à jamais craindre un châtiment pire qu'un passage à l'hôpital ou au commissariat. Mais GTA est aussi un jeu où l'on paie pour ses passes (même si l'on peut récupérer son argent après coup). Pour lever une fille, on l'emmène manger un hamburger. Certes, on convoie un peu de coke, et l'on fait valser ses ennemis par dessus le parapet d'un pont, mais l'on va au cybercafé, et l'on ne peut pas voler de vêtements.

Niko Bellic n'est ni gay, ni sataniste, ni zoophile, ni même un brin masochiste. Niko Bellic est un mec consensuel, qui n'a pas trop de scrupules et a choisi de faire son chemin dans le crime, comme certains des petits malfrats que l'on croise dans les rues. Alors oui, Niko Bellic donne un mauvais exemple aux jeunes générations. Oui, GTA 4 n'est pas un jeu à placer entre toutes les mains, dans la mesure où la sensation de liberté procurée par ces balades crapuleuses dans les rues de Liberty City sont de nature à laisser une empreinte nocive sur un esprit fragile. Oui, GTA 4 peut donner à croire qu'il est aisé de se frayer un chemin dans la vie en adoptant la voie du crime.

Mais GTA 4 n'est rien comparé à sa future suite. Grand Theft Otter V, le jeu qui ira au delà des bornes des limites !

Chapeau à Flock pour ce bel artwork, que l'éditeur de GTA m'enviera sous peu ;-)

lundi, mai 19 2008

Pardonne moi Steve, car j'ai péché

Il est des périodes où l'on entreprend de dilapider consciencieusement trois années de relatives économies. Un changement d'appartement est par exemple le moment tout à fait propice de réaliser que l'on a besoin d'une télévision, d'une PS3 et de l'ordinateur portable sur lequel on lorgnait depuis des mois sans oser se l'offrir. Un MacBook par exemple, histoire d'enfin verser son obole à Steve Jobs dans les règles, pas comme avec ces iPhone importés à peu de frais des Etats-Unis.

Me voilà donc baignant dans la douce atmosphère de Mac OS X, de ses jolies icônes et de sa base Unix, voguant gaiement de Safari à Mail en passant par Cyberduck, Stuffit ou iPhoto pour les petites tâches du quotidien. La douce aura de Steve enchantait mes journées... jusqu'à ce qu'une vile tentatrice vienne semer la zizanie de Redmond dans l'univers ouaté d'Apple. Son nom : l'Install Party, manigancée par Benjamin Gauthey.

install party

Tremblant à l'idée que ma trahison puisse parvenir aux oreilles de Steve, je me suis donc rendu à cette petite soirée, en compagnie d'une quinzaine d'autres blogueurs Mac addicts, histoire de voir comment se déroulait l'invasion d'un Mac par des logiciels Microsoft. Le tout s'est révélé diablement facile, et seule l'idée que BootCamp est un outil développé à Cupertino m'a permis de supporter l'ignominie d'un tel acte.

Comme Damdam et PCWorld, je pourrais dire que le Mac se révèle finalement la meilleure machine pour faire tourner Vista, mais je crains la réaction d'un autre Steve, tout aussi redoutable, qui pourrait s'énerver et lancer quelques chaises s'il venait à l'apprendre. Je me contenterais donc de dire que Vista fonctionne parfaitement sur un Mac, et qu'il est bien agréable de pouvoir utiliser l'application Windows sans devoir changer de machine. A moins qu'un BSOD Mac ne vienne gâcher mon plaisir, mais c'est une autre histoire !

Avec un dual boot Windows Linux sur ma machine principale, et maintenant un dual boot Mac OS X Vista sur mon MacBook, il va falloir que j'approfondisse plus avant le sujet de la virtualisation, qui permet de simplifier le passage d'un OS à l'autre, en évitant le redémarrage de la machine, puisque l'un est exécuté dans une machine virtuelle hébergée par l'autre. Fusion, de VMWare, va me permettre de me livrer à mes premières expériences approfondies en la matière, puisque je m'étais jusqu'ici contenté de survoler le sujet.

Or, la virtualisation constitue l'un des piliers fondamentaux de l'avenir des systèmes d'exploitation. Je tâcherai de revenir sur le sujet. En attendant, merci à Benjamin, Nay et les autres pour cette bonne soirée, et Steve, ne m'en veux pas : j'achèterai l'iPhone 3G dès que possible, promis !

Concentration dans les médias en ligne

Amusante actualité que le rachat de Cnet par CBS, pour 1,8 millard de dollars en cash. C'est un peu comme... je sais pas moi, comme si une chaîne de TV française rachetait un pure player du Web de type Cyréalis par exemple ? CBS indique que ce rachat est en partie motivé par la volonté de transposer au sein de son réseau certaines des compétences dont Cnet a su faire preuve au long de sa déjà longue histoire sur la Toile. Ceci expliquerait-il cela ?

mercredi, avril 30 2008

M6 rachète 100% de Cyréalis / Clubic.com

The did is done, se disent sans doute certains : le Groupe M6 annonce aujourd'hui l'acquisition de 100% de la société lyonnaise Cyréalis, qui édite les sites Clubic.com; Neteco.com, Mobinaute.com, Achetezfacile.com et Jeuxvideo.fr, pour un montant encore non communiqué.

"Avec l'acquisition de Cyréalis, M6 poursuit sa stratégie de croissance rentable et se donne les moyens de dynamiser l'ensemble de son offre Internet et de devenir un des acteurs leaders sur le web, avec une offre de contenus et de services puissante et diversifiée. Le Groupe se réjouit d'accueillir les deux fondateurs, dont l'expérience et la réussite seront profitables à M6 Web » a déclaré Nicolas de Tavernost, président du directoire du Groupe M6.

"Nous avons fait de Cyréalis l'un des tout premiers acteurs Internet indépendants en France et nous sommes fiers de rejoindre aujourd'hui les équipes du Groupe M6, un leader dans le monde des media engagé dans une vraie politique de diversification et dont l'expérience et le savoir-faire complémentaires en matière de contenus media vont nous permettre d'accroitre la monétisation de notre audience et de notre portefeuille de marques", ajoute Jerry Nieuviarts, président de Cyréalis.

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